Le pétrole finit en baisse à 46,66 dollars le baril à New York

Le prix du pétrole joue avec les nerfs des producteurs.
Le prix du pétrole joue avec les nerfs des producteurs.

Les cours du pétrole ont encore légèrement reculé mardi à New York au terme d'une séance très hésitante semblant largement calée sur l'évolution des marchés d'actions, après des estimations en demi-teinte sur l'évolution de la demande mondiale.

Le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre a cédé 44 cents à 46,66 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Après avoir tenté un rebond à la mi-journée, les cours ont finalement suivi la tendance à la baisse des principaux indices boursiers américains.

Les marchés d'actions et du brut marchent souvent en tandem, du moins pour ce qui est de leur direction, a souligné Kyle Cooper, de IAF Advisors, voyant dans le repli de mardi une continuation du marché baissier de la veille.

Les cours du pétrole s'étaient brutalement repliés lundi, sur des prises de bénéfices et des interrogations sur la solidité de la récente reprise des prix, alors que vendredi le WTI s'affichait au plus haut depuis juillet. De nouvelles estimations de la demande par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) n'ont pas permis de justifier un rebond mardi.

Les deux organisations ont révisé à la hausse leurs prévisions de la demande pour cette année et anticipent une croissance de la demande pour 2016, mais moins rapide que prévu lors de précédentes études.

L'AIE prévoit que la demande mondiale augmentera de 1,2 million de barils par jour (mbj) l'an prochain alors que l'Opep et le DoE (le département américain de l'Énergie) tablent sur une hausse de 1,4 million de barils par jour en 2016, notaient les analystes de Danske Bank.

Du côté de l'offre, une production record venant de la Russie et du Brésil, et un rebond plus rapide qu'attendu de la production canadienne se traduisent par une révision à la hausse de 150.000 bj de l'offre (hors Opep) en 2015 et de 110.000 bj en 2016, par rapport au rapport du mois précédent, selon l'AIE.

Au total, cela donne à tout le moins des raisons de réfléchir à ceux qui seraient enclins à tabler sur une reprise plus rapide des données fondamentales du marché, et à prédire qu'on a touché un plancher avec les cours, estimait Tim Evans, chez Citi.

Par ailleurs, les chiffres du commerce extérieur en Chine étaient mitigés, a noté Phil Flynn, chez Price Futures Group: l'ensemble des importations chinoises ont chuté en septembre de 20,4% sur un an (en dollars), ravivant les craintes pour la croissance de la deuxième économie mondiale.

Mais en même temps, les importations de pétrole s'inscrivent en hausse de 8,8% sur un an, a noté M. Flynn.

Rien qu'en septembre, la Chine a importé 6,8 millions de barils de brut, 5% de plus qu'en août: en résumé on ne peut toujours pas parler de refroidissement de la demande, notaient les experts de Commerzbank.

AFP

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