Le soja et les céréales en hausse, portés par des exportations et la météo

Les céréales reprennent de la couleur
Les céréales reprennent de la couleur

Les cours du soja et du maïs se sont redressés cette semaine à Chicago, portés par de bonnes nouvelles du côté des exportations, alors que le blé bénéficiait d'intempéries et d'un rebond technique.

Le soja a bénéficié de plusieurs achats et de la signature symbolique par le président chinois, Xi Jinping, jeudi d'accords d'exportations portant sur plusieurs millions de tonnes. Même si ces accords ne sont pas définitifs, l'annonce que la Chine était prête à acheter 13,18 millions de tonnes de soja américain a été bien perçue car "ces achats dépassent largement les 3 millions de tonnes qu'on attendait mardi, même révisées à une fourchette de 5 à 10 entre mercredi et jeudi", ont souligné les spécialistes de la maison de courtage Allendale.

D'une façon générale, le soja a en outre bénéficié tout au long de la semaine "de beaucoup d'actualité du côté des achats", a noté Bill Nelson, chez Doane Advisory Services. Le maïs a également été porté en début de semaine par l'annonce d'une forte vente au Mexique, avant des chiffres généraux plus médiocres en fin de semaine.

Il a toutefois fini la semaine en hausse car "on s'inquiète pour les rendements, qui ne semblent pas aussi bons qu'on l'attendait", a expliqué Bill Nelson. "Le potentiel de hausse des cours du maïs est probablement limité", a mis en garde Jack Scoville, chez Price Futures Group. En effet, a-t-il noté, "il y a encore plein de maïs aux Etats-Unis, en Europe et en Amérique du sud", même si "la production américaine pourrait être plus fable qu'attendu".

Enfin "le blé s'est inscrit généralement en hausse, ce qu'on n'attribue pas tellement aux exportations mais au temps", alors que les semis du blé d'hiver débutent dans l'hémisphère nord, y compris dans le nord-ouest des Etats-Unis, le delta du Mississippi et le centre du pays.

En Europe, les plaines de la Mer Noire ont souffert de la sécheresse, peu favorable aux semis, tandis qu'en Australie, les pluies d'août ont laissé place en septembre à un temps sec dommageable pour les cultures, a expliqué M. Nelson.

Cette sécheresse, combinée à des gelées inattendues au Brésil, "a donné lieu à des achats spéculatifs, vu le niveau très bas des cours du blé" ces dernières semaines, a souligné M. Nelson.

Enfin, a-t-il expliqué, les cours ont tiré parti vendredi d'un regain d'optimisme sur les marchés financiers, expliqué largement par un discours la veille de la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, apparemment plus optimiste sur la situation économique que la semaine précédente.

"Les investisseurs sont plus disposés à prendre des risques et à acheter des matières premières", s'est-il réjoui, saluant également un léger rebond du réal brésilien face au dollar. M. Nelson a noté que les investisseurs continueraient à surveiller le temps qu'il fait la semaine prochaine, les moissons de soja et de maïs bénéficiant actuellement d'un temps sec qui facilite les travaux des champs.

Par ailleurs, avant le rapport mensuel sur l'offre et la demande attendu le 9 octobre, les investisseurs tenteront d'affiner leurs positions à la lumière d'un rapport sur le niveau final des stocks de fin de la campagne commerciale du maïs et du soja, attendu mercredi. Les chiffres du blé à cette date seront seulement intermédiaires, a précisé M. Nelson.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, a fini la semaine à 3,8900 dollars, contre 3,7725 à la fin de la semaine dernière (+3,11%).
Le boisseau de blé pour décembre, également le plus actif, valait 5,0775 dollars contre 4,8675 dollars précédemment (+4,31%).
Le boisseau de soja pour novembre, lui aussi le plus échangé, coûtait 8,8925 dollars, contre 8,6725 dollars (+2,54%).

AFP

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