Le journaliste Abdessami Abdelhaï en liberté provisoire

Abdessami Abdelhaï emprisonné pendant deux ans sans procès
Abdessami Abdelhaï emprisonné pendant deux ans sans procès

Après une détention arbitraire de 26 mois, le journaliste Abdessami Abdelhaï a été libéré lundi.

Abdessami Abdelhaï, ex-correspondant des quotidiens Djaridati et Mon journal, deux quotidiens appartenant à Hichem Aboud, a été remis en liberté après plus de deux ans de détention préventive. Il a été arrêté et détenu depuis le 18 août 2013. Une éternité dans un pays qui se veut, disent-ils, respectueux de la liberté d'expression et de la justice.

Tout s’est emballé contre Abdessami Abdelhaï à la suite de l’interdiction des deux journaux décidée par le clan au pouvoir et le départ de Hichem Aboud à l’étranger. Abdessami Abdelhaï était soupçonné d’avoir aidé Hichem Aboud, directeur des deux journaux, à traverser la frontière tunisienne. Alors que Aboud a déclaré à maintes reprises qu'il était sorti par la voie légale puisque son passeport porte les cachets des postes frontières algérien et tunisien. Il est évident que ce journaliste a payé d'une détention provisoire les frais des enquêtes que les deux journaux ont lancé contre le clan présidentiel.

Abdessami Abdelhaï avait entamé le 5 novembre 2014 une grève de la faim pour protester contre une détention qui s'éternisait. Peine perdue, la justice ne broncha pas. Le journaliste ne fut pas entendu malgré les dénonciations de plusieurs organisations des droits de l'homme. Il fut donc contraint de rester en prison.

"C’est avec une grande satisfaction que l’Observatoire des Droits de l’Homme de Tizi-Ouzou a appris la remise en liberté provisoire aujourd’hui, lundi 21 septembre, du journaliste Abdessami Abdelhai après 26 mois de détention sans jugement", se réjouit l'ODH dans un communiqué. Cet Observatoire basé à Tizi-Ouzou, réaffirme son soutien au journaliste comme d’autres organisations, militants et journalistes. Elle appelle "à maintenir la mobilisation et le soutenir dans son procès qui aura lieu prochainement selon sa fmille".

Une vingtaine de militants mozabites arrêtés en juillet dernier sont toujours en détention provisoire.

H. A.

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Commentaires (1) | Réagir ?

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ali nezzar

Liberté d'expression avec ce pouvoir pourri doujda, vous rêvez ou quoi ?