En Algérie, "aucun hôpital dans aucune des 48 wilayas ne fonctionne"

Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé.
Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé.

Le Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap) réagit aux décisions du ministre de la Santé.

Enfin le ministre de la Santé se réveille de son long sommeil pour découvrir enfin la vraie face de la santé mais à quel prix ? Mais malheureusement dans cette prise de conscience soudaine, le ministre de la santé et de la réforme hospitalière a ciblé les professionnels des secteurs étatiques qui durant des décennies se sont sacrifiés pour maintenir en vie contre vent et marrées le secteur public tributaire d’une politique aveugle fondée sur l’exclusion des cadres, l’absence de concertation, la marginalisation des experts, l’absence de transparence dans la gestion et le monopole de la sphère des décisions

Les professionnels de la santé du secteur étatique sont des boucs émissaires que les décideurs veulent leur endosser la responsabilité d’un système de santé qui a montré ses limites et ses buts qui sont la privatisation accélérée en l’absence de mécanismes juridiques garantissant les acquis dans le secteur public .

En Algérie, il n’y a pas que le service de maternité du CHU de Constantine qui ne fonctionne pas, aucun hôpital dans aucune des 48 wilayas ne fonctionne c’est tout le système de santé qui est en panne décidée et volontaire.

Monsieur le ministre a oublié les appels de détresse lancés par ces mêmes professionnels pour dénoncer la galère des cancéreux, les conditions de travail dans les services des urgences, la pénurie des médicaments, les pannes prolongées des équipements, la rupture des vaccins pour nos enfants, etc.

L’exemple des conventions peut être donné pour mieux illustrer la situation de la santé ou des plateaux techniques complets et performants avec un personnel qualifié ont été mis entièrement à la disposition des médecins privés qui imposaient leur loi pour utiliser employaient à outrance tous les équipements et personnels payés par le secteur public, c’est à ce moment précis que la dépravation a commencé.

Le SNAPAP considère que les mesures prises contre les professionnels de la santé n'est qu'un acharnement caractérisé contre le secteur public.

Nassira Ghozlane

La secrétaire générale

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Commentaires (6) | Réagir ?

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klouzazna klouzazna

décidément le fruit est bien pourri pour que le corporatsime puisse atteindra un tel degré de complicité passive avec une poigné de délinquants (doctour-preneurs) ayant fait de la santé du citoyen un fond de commerce !!!

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adel lepasha

que pensez vous de ces médecins qui utilisent le nom et le cachet de prestigieux professeurs en médecine ayant fui le pays pendant la décennie noire, et les cliniques qui versent des primes substantielles à celui parmi leurs employés qui leur ramène un nouveau malade?!

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