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Plaidoyer pour les jeunes de Oued Djer et d’ailleurs…
le 02 Aout, 2008 07:48:00 | 1547 lecture(s) | Voir Réactions
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Monsieur le Président,
A l’occasion du 46° anniversaire de l’indépendance de notre pays, vous avez lancé un appel à la jeunesse algérienne afin qu’elle s’implique plus fortement dans le développement réel du pays. De ce point de vue, vous avez stigmatisé, à juste titre, les choix faits par certains de nos jeunes, mais pas tous, quant à leur prédilection pour les emplois administratifs au détriment d’autres, moins nobles ou plus contraignants.
Il s’agit là de choix culturels qui ont une histoire susceptible d’expliquer certains comportements et pratiques que les adultes considèrent, du haut de leur expérience, comme répréhensibles. C’est cette prédilection pour les choix de facilité qui hérisse, alors que l’on en attendait d’autres, plus chevillés au développement concret. Comme le travail de la terre par exemple, lorsque nous évoquons notre dépendance alimentaire, qui s’accentue d’année en année ; alors que la mise en valeur des terres sahariennes pourrait devenir un projet, aussi stimulant, sinon plus, que celui de la construction du barrage vert en son temps. La jeunesse algérienne serait-elle moins entreprenante que celles d’autres pays qui ont fait fleurir des déserts ?
Vous vous êtes insurgé, à juste titre, contre les pratiques violentes qui poussent nos jeunes à tout détruire pour un match de football. Mais le saccage d’un jour n’est-il pas la réponse, disproportionnée, certes, aux violences subies tous les jours, à l’ombre de murs indifférents, par nos jeunes qui ont perdu, en cette vie, tous les repères qui ont jalonné la vie de leurs pères ?
Vous avez pointé du doigt les commanditaires présumés de pareils comportements, en nous invitant à pousser plus loin l’analyse des causes de tous ces dérèglements affectant notre jeunesse. Sont-ce là les effets de la seule décennie noire, lorsque l’on sait que la violence, en notre pays, a des causes remontant bien loin dans notre histoire.
Et en pointant du doigt les commanditaires, il vous est probablement venu à l’esprit que beaucoup se terrent au sein de ce que l’on appelle commodément le système, et de cette administration pléthorique qui en est l’incontestable bras séculier. Une administration qui, au lieu de soutenir et d’accompagner d’heureuses initiatives, donne l’impression de déployer tout ce qui est en son pouvoir pour les faire avorter.
Monsieur le Président,
Pour illustrer mon propos, je vais vous conter, l’histoire d’un projet conçu dans le cadre de la Nouvelle Politique de la Jeunesse que vous avez bien voulu impulser, au mois d’octobre dernier.
Notre association, soucieuse de la défense des droits de l’enfant, de la femme et de la famille – puisque tout se tient – a conçu le projet d’une caravane de la Mère et de l’Enfant qui eut l’heur de retenir l’attention du Ministre de la Jeunesse et des Sports qui lui accorda son aval et les finances nécessaires à son lancement. Notre projet comportait une phase expérimentale afin qu’en soient testés tous les aspects. Il nous fallait former, avant chaque étape, parmi les jeunes vivant au sein de la commune choisie, animatrices et animateurs capables d’impulser, de manière durable, des actions de développement social et culturel, et, selon les spécificités de la commune, du développement économique. Nous avons choisi la commune de Oued Djer, comme premier espace d’expérimentation, pour éprouver la crédibilité de notre projet.
Nous avons pris contact avec les jeunes de cette commune, dès le mois de Novembre 2007 et débattu avec eux, pour mieux les connaître d’une part, et cerner leurs attentes et leurs problèmes, de l’autre. Les élections communales passées, nous avons poursuivi le débat, puis contacté le nouveau maire de Oued Djer, séduit par le projet, dont il pressentait les répercussions positives sur la vie de sa commune, s’agissant de former, progressivement, de véritables agents du développement global.
Le débat fit ressortir qu’il se trouvait parmi eux une trentaine de jeunes universitaires, plus de filles que de garçons ; licenciés et au chômage ou vivant de petits emplois, sans commune mesure avec leur niveau intellectuel. Leur but était certes de se mettre au service de leur commune, mais aussi, d’y occuper un emploi permanent de jeunes animateurs du développement tel que nous en avions conçu le profil.
C’est ce qui motiva notre démarche, fin décembre 2007, auprès du wali de Blida qui nous sembla fort intéressé par l’idée et décida, au bout d’un mois de réflexion, le recrutement d’une trentaine de jeunes pour une durée d’un an, sur le fonds de wilaya d’encouragement des initiatives de jeunes. Le secrétaire général de la wilaya et le Directeur de la Jeunesse et des sports furent mobilisés pour finaliser l’opération. Les jeunes enchantés reprenaient espoir et remirent leurs dossiers au mois de mars.
Déjà au travail, ils redoublèrent d’efforts, d’autant que le gouvernement édicta, à la même époque, les mesures en faveur des jeunes, rendant encore plus crédible leur recrutement que nous concevions comme un segment de la Nouvelle Politique de la jeunesse.
Toutefois, les jours et les mois passaient sans que rien ne changeât pour les jeunes de Oued Djar qui commençaient à s’interroger, à chaque fin de mois, à propos de la crédibilité des promesses faites par le wali. Je m’évertuais, à contre courant, à entretenir l’espoir et la patience des jeunes. Toutefois, le doute commença à s’insinuer en moi lorsque je ne parvins plus à contacter le wali, puis son secrétaire général. Ils semblaient l’un et l’autre avoir coupé les ponts pour des raisons qui me sont, à ce jour, inconnues. Est-ce ainsi que l’on conçoit les relations avec les représentants de la société civile et les jeunes en détresse ? Sont ce là les arcanes de la bonne gouvernance que vous avez rappelé lors de votre rencontre avec les maires ?
Cependant, comme en toutes choses, la patience a ses limites. Je l’ai senti s’effriter au fur et à mesure que le doute s’installait dans les cœurs et envahissait l’ esprit de jeunes qui ne demandaient qu’à faire confiance à leurs gouvernants.
Monsieur le Président, Ce qu’ont vécu les jeunes de Oued Djar a du l’être par des milliers de jeunes de notre pays. Les vraies raisons du désenchantement de notre jeunesse sont là,: promesses non tenues sans aucune explication, attentes non satisfaites, mépris affiché, dans la distance et le recul, par rapport aux engagements proclamés, en un mot, confiance trompée. Tout cela aboutit à la convergence de raisons qui soulèvent de légitimes colères, provoquent d’incompréhensibles dérives, et finit par entrainer une décrédibilisation des institutions représentatives du pouvoir.
J’ai vu leur colère se manifester lors de la Fête de l’enfance dont ils ont, malgré toute leur déception, assumé l’organisation. Elle s’est amplifiée au cours du mois de juin ; car ils ne comprenaient pas que personne ne veuille nous donner une réponse.
Ils me prenaient à partie : « Pourquoi le wali vous a-t-il dit oui, pour, maintenant ne pas vouloir vous répondre, aussi bien lui que ses adjoints ? Sommes nous des pestiférés ? Avons nous violé les lois de la République pour subir pareils affront et déni de droit ? Faut-il commettre des actes répréhensibles pour être entendus, et bénéficier de ce pour quoi nous avons honnêtement travaillé ? Qui va s’occuper maintenant des enfants que nous avons mobilisés ? »
Je ne pouvais que leur donner raison, moi-même ne comprenant pas l’attitude, pour le moins ambiguë du wali qui, en toute connaissance de cause, donna suite à notre projet. Il a approuvé, en pleine conscience, le principe du recrutement de la trentaine de jeunes et fixé le montant de leur rémunération et les sources de financement. Je le tenais informé régulièrement de l’état d’avancement du projet jusqu’au jour où mes messages m’étaient renvoyés, signe que l’on voulait couper toute communication.
Tout autant que les jeunes, je ne comprenais pas ce silence; car ils étaient prêts à accepter n’importe quel verdict. Mais que cela leur soit signifié clairement, plutôt que de sentir les envahir ce sentiment d’incompréhensible hogra. Un sentiment qui vous parle de votre insignifiance et vous plonge dans une sorte de sous humanité que vous n’acceptez pas, mais peut vous entraîner vers l’irréparable.
Les jeunes savent, tout autant que quiconque, que vous ne pouvez être partout. Mais ils savent, aujourd’hui, que vous êtes leur dernier recours face à autant de mépris. Ils vous parlent par ma bouche. Ecoutez les et ouvrez leur les portes de l’espoir.
Si Mohamed Baghdadi
26.07.08
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Réactions (6 poste(s))
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Posté par ziri, 09 Septembre, 2008 09:57:50Bonjour, Ceci n’est pas une réaction mais un message concernant un groupe d'énergumènes qui est en train de massacrer la faune dans la région située autour de Tlecmen. Cette bande de malfaisants utilise des chiens sloughi pour tuer les renards et les chacals vivants dans l'arrière pays de Tlemcen. Je rappelle que j’ai essayé de contacter le Ministère du tourisme (qui s’occupe l’environnement en Algérie) mais en vain.
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Posté par Mehdi, 05 Aout, 2008 15:03:45Moi je ne vois aucune solution à la solution algérienne. Nous sommes entre une machoire d'un éteau, l'islamisme génocidaire et les généraux leur complices. Je ne vois une solution que de l'extérieur. Le TPI lance des mandat d'arret contre les criminel de guerre que sont les islamistes et leur copain généraux qui les ont amnistié et enrichi. Leur légitimité tombée et leur sort entre les mains des autorités internationales, ils s'effaceraient d'eux meme et s'occuperaient à préparer leur défense avant d'aller rejoindre Gueinta Namo ou des cellules les attendent et des chaine aux pieds et aux poigné comme les enfant qu'ils ont massacré car comme vous le voyez sur les video et reportages, ces gens la ne massacrent surtout que les enfants. Après cela, on n'aura dans le champ politique ni barbu ni clan d'oujda avec ses généraux qui les protègent. Après cela l'indépendance de l'Algérie sera imminente et ça sera cette indépendance qu'il faudra fêter et pas celle de 1962, car celle là a été confisquée par le clan d'Oujda. Seul le TPI peut nous éviter dans le champ politique les barbus et les généraux. On ne les verra qu'à la télévision dans les procès de la Hay. Pour le moment ils sont les maitres du pays et sont riches comme des nabab, les main taché de sang des enfants algérien. J'espère que le modérateur laissera passé ces vérité qui me sortent du coeur et que j'ai envie de dire haut
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Posté par radjef said, 03 Aout, 2008 10:45:42Bonjour Mr Baghdadi. Face à un pouvoir aussi destructeur, sur tous les plans, aussi bien humain, culturel, civilisationnel ou autres, il ne reste qu'une seule solution: l'insurréction. Bien sûr, il y aura celles et ceux qui par lâcheté et resignation ou encore celles et ceux qui parceque paralysés par l'horreur et la bestialité du pouvoir en place, vont nous parler ainsi pour nous dissuader: Non, ce n'est pas la bonne solution, car seul le peuple trinquera. Ne pensez comme ça. Mais nous leur disons, le peuple en se soulevant, ne perdera que sa misere et sa pauvreté. Jusqu'à quand va t-on supplier les autorités versées pour la plupart dans la prostitution et le brigandage dans toutes ses formes, pour notre droit à la citoyenneté? Jusqu'à quand notre resignation face à un pouvoir clandestin et sans identité qui a fait de l'oubli, de la délation, de la corruption, de l'ignorance, de l'imposture, de l'impunité et de la violence ses constantes nationales? A l'Est comme à l'Ouest du pays, des jeunes preferent être devorés par les requins que de mourrir d'attente et d'ennuis chez-eux. En Kabylie desertée par la quasi-totalité de ses élites, la jeunesse n'est pas non plus épargnée par le chômage et la depersonnalisation. En plus d'un programme special ou desormais l'industrialisation de la violence rime avec la clochardisation, mis en place par le pouvoir, celle-ci est quadrillée 24 sur 24 par l'ANP sous pretexte qu'Al-Qaeda est tres active en Kabylie. Pour les jeunes du Sud, c'est carrement l'aliénation. Va-t-on accepter une telle situation parceque le pouvoir nous dresse les uns contre les autres en arguant que ceux-la sont des eradicateurs modernistes, ceux-ci sont des reconciliateurs arabo-obscurantistes ou encore des berberistes athés à la solde de la main de l'etranger qui ont blasphemé en brulant le livre St du Coran et le drapeau national? Ne sommes nous pas capables de mettre un terme à ce pouvoir qui lui est veritablement à la solde de l'Occident et des monarchies arabes? Ne sommes nous pas capables de poursuivre le combat de nos parents et en finir avec ce neo-colonialisme qui ne dit pas son nom? Ne sommes nous pas capables de nous soulever comme un seul homme pour bâtir des institutions credibles, democratiques en mesure de nous faire reapproprier nos valeurs propres avec ce qu'elles ont d'universel? Ou bien va-t-on pleurnicher eternellement devant devant ces bachaghas, cesz caids et ces chaouchs pour avoir un logement, un emploi et se marier à temps?
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Posté par sofiane, 03 Aout, 2008 10:43:08Lettre ouverte au president de la "republique". je ne vous comprend toujours pas vous que vous n'avez que 10 ans à l'extreme limite pour vivre. dite la verite que notre pays est colonialiser par L'ANP. Mr chadli bendjeddid avez bien le courrage de le dire et il avait raison de vous limoger. si seulement vous decretez un vote pour le retour de la france à ce moment vous n'aurez plus besoins de la fraude ca sera un grand OUI faite le pour comprendre la société que vous gouverné par force de L'ANP
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Posté par Tarewla, 03 Aout, 2008 10:40:43APPEL aux jeunes Algériens. Tant que vous avez la force fuiez l´Algérie. Il n´y a davenir ici que pour les salauds. L´occident n´est certainement pas le paradis mais l´Algérie est le pays le plus proche de l´enfer. A vos embarcations, prêt partez!!!
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Posté par Amor, 03 Aout, 2008 10:35:34Mr Baghdadi; Etes vous naif de croire que le President n'est pas au courant de ce qui se passe dans le pays? ou bien vous voulez faire croire aux peuple que le President est un home bien mais n'est pas au courant. Ne savez vous pas que c'est le president qui est responsable de tout cela; reveillez vous. Si les responsables de tous les niveaux du gouvernement savaient qu'il y'a des repercutions sur leur action ce genre de hogra n'existerait pas. Quand vous perdez une poule ne vous plaigniez pas au chacal. Amor.

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