La star du raï Cheb Mami condamné à 200 000 euros pour plagiat

Cheb Mami.
Cheb Mami.

La justice française a condamné vendredi le chanteur de raï Cheb Mami et la société d'édition EMI à payer 200.000 euros à un auteur algérien pour avoir plagié ses textes, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Après Cheb Khaled, Cheb Mami passera à la caisse pour plagiat. Cheb Mami a été reconnu coupable par le tribunal de grande instance de Paris d'avoir notamment reproduit, au moins en partie, les paroles de plusieurs chansons écrites par l'auteur Rabah Zerradine, alias Cheb Rabah, et "porté atteinte aux droits patrimoniaux" de ce dernier.

Le tribunal estime que M. Zerradine doit être considéré comme étant "le seul auteur" des quatre chansons (Le raï c'est chic, Madanite, Ma vie deux fois, Gualbi Gualbi) et le coauteur des paroles de "Désert rose", qui pour certaines avaient rencontré un succès mondial au début des années 2000.

Une analyse comparative des textes traduits de l'arabe au français a ainsi conclu à une "grande similarité", un expert ayant relevé par exemple que "quatre des cinq" couplets de Madanite chanté par Cheb Mami sont repris du texte "Omri" de Cheb Rabah, de même pour "Anti dorki anti doua" rebaptisée "Ma vie deux fois" par Cheb Mami.

"Il ne saurait être contesté que M. Zerradine a perdu une chance de gagner une notoriété importante du fait du succès des chansons qu'il avait en réalité écrites", écrit le tribunal dans son jugement qui a condamné Cheb Mami et la société EMI à lui payer solidairement 100.000 euros au titre du préjudice moral. Ils sont également condamnés à lui verser 100.000 euros en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur.

Ce n'est pas la première fois que Cheb Mami a été condamné par la justice française. En 2009, il a déjà été condamné par le tribunal de Bobogny à cinq ans de prison pour tentative d'avortement sur son ex-compagne. Les faits ont eu lieu en août 2005. La star du raï avait séquestré avec des complices son ancienne compagne journaliste pour tenter de lui faire perdre son enfant, dont il est le père. Il a été libéré, en mars 2011, après avoir purgé 21 mois de prison.

Le "roi du raï" Cheb Khaled a été condamné, vendredi 3 avril, par le tribunal de grande instance de Paris pour avoir plagié la musique d'un auteur algérien, Cheb Rabah, pour la composition de son plus grand tube international, Didi. Khaled a en plus été condamné à payer à Cheb Rabah une somme de 100 000 euros en réparation de son préjudice moral, et une autre de 100 000 euros en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur.

L.M./AFP

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Commentaires (3) | Réagir ?

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s@ber68 .

90% des chansons raï sont plagiées

Tout le répertoire des chansons raï est frappé par ce phénomène de plagiat, combien de chansons de Bloui El Haouari, de Wahbi, Belmou, Zergui, Chikha Djenia... etc dont les paroles ont été emprunter par les grosses pointures du raï comme Khaled, Mami, Hasni (allah irahmou), Bilal, ça fait partie de la culture du raï qu'on trouve pas dans les autres styles comme le chaabi, kabyle, malouf, certes ces chanteurs ont révolutionné le raï qu'ils l'ont propulsé hors de nos frontières, devenu le bleus du monde arabe et qui a participé au succès en Occident du métissage musical Orient-Occident et on devrait pas cracher sur ces chanteurs, si on compte chaque chanson plagiée de chaque chanteur alors il faut faire un procès à toute la musique raï depuis ses origines à nos jours.

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algerf

Rien de bon ne sort de cette engeance arabe dégénérée.

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