Un hold-up politique se prépare à Alger

Les chefs d'Etat algériens ont reproduit un système autoritaire.
Les chefs d'Etat algériens ont reproduit un système autoritaire.

Le ridicule est grand dans les usages de l'indécence, glorifie l'incompétence et réduit son sujet à l'état esclavagiste.

L'Algérie indépendante est piégée par des zombies étrangers à la traçabilité de nos origines. Elle était belle, vierge, innocente et s’est retrouvée prisonnière entre les griffes de la dictature sous le règne du fast-food de Ben Bella qui l’engagea en premières noces dans les bras de Nassérisme pour une alliance forcée et contre-nature, avec pour recette le panarabisme, le nationalisme, le socialisme, le baâthisme, le vaudouisme et l’ensemble est parfumé aux essences anticapitalistes et leurs alliés stratégiques et biologiques.

Boumedienne, défenseur du non-droit, s'accapara du butin de son prédécesseur, invita avec courtoisie l’homme de "El Djazaïr Tekfina Ou Tekfikoum" dans une résidence de trois et demi, plaça le peuple dans sa bergerie et ouvre la parade du mouvement des non-alignés. Il termina son ascension fulgurante par un départ brusque et une fin tragique et suspecte. Chadli Bendjedid dessert l'étau de la répression à la limite de la raison d’Etat au-dessus de tous et tous doivent se mettre à genoux devant la raison de tous les états du pouvoir. Il consomma la dote, brada le mobilier, l'immobilier et les terres et fait plonger le pays dans une dette à hauteur de la perte de notre souveraineté. Explosa le pays dans un marécage démocratique pour terminer son parcours de missionnaire dans une retraite dorée et silencieuse. Il laissa le pays en ruines et à feu.

Le peuple à payer de son sang l’aventurisme irresponsable de ceux qui ont gouverné notre Algérie contre la volonté de ses enfants. Ils seront jugés pour ces millions de morts, pour ces millions de veuves et veufs, pour ces millions d’orphelins de l’Algérie indépendante. Certains ne sont plus de notre monde et attendent dans le boxe des accusés le jugement final, dans l’attente de ceux qui les rejoindront dans les jours à venir et leur départ est imminent.

Le peuple est usé par la dictature et ses outils de répression, par le gaspillage et sa politique du bien public "Baylek", par le terrorisme et sa stratégie de la main mise sur les droits d’avoir des droits et finalement par le hooliganisme qui gouverne présentement la pays. Abdelaziz Bouteflika marque sa présidence par une corruption inégalée à l’état de métastase, par la chacalisation de la constitution et le non-respect des sacrifices de notre peuple pour irriguer les bases de la démocratie.

Un scénario est rédigé à la pointe d’une écriture des seigneurs est en adaptation cinématographique pour tromper pour la énième fois le peuple et pour reconduire le système dans son corps homochromie. La politique de passation de pouvoir est le synopsis de ce feuilleton truffé de mensonges est sur le plateau avec la présence des acteurs d’Inside et d’Outside. Un autre transfert illégitime du pouvoir avec la bénédiction de ceux qui nichent au-dessus des intérêts physiques et moraux de notre peuple. Le prochain squatter du palais d’El-Mouradia passera par des mécanismes aristocratiques et obtiendra un résultat scolaire au-dessus de 90% de oui et 10% seront des patriotes en dérive qui nécessitent de la rééducation patriotique.

Les partis du pouvoir s’agitent aux notes folkloriques sur les tambours-de-calebasse, les électrons libres illuminent les zones d’ombre pour offrir une virginité démocratique à la tricherie et à la confiscation, Certains partis d'opposition retirent leur traditionnel communiqué pour inviter leurs militants à s’abstenir et se mettre au-dessus des jeux et des enjeux et ceux qui s’opposent et militent pour récupérer le pouvoir au service de la démocratie sont enfoncés et infiltrés par les services centraux pour affaiblir leurs impacts politiques et réduire leurs forces de résistance.

Les scandales se résolvent à la vitesse de la lumière pour nettoyer l’espace public et pour stériliser le terrain à ceux qui hériteront des clefs du royaume de la nuit et celles du trésor public. Les entreprises à vache laitière changent de main, certains ministres voltigent et d’autres se désintègrent, des mises en scène sporadiques de l’image de Bouteflika s’intensifient pour faire dorloter l’opinion publique nationale et tremper l’international. Le peuple se désintéresse de la politique nationale et ne croit plus à ses dirigeants, les étudiants comme front d’avant-garde de nos valeurs et des fondements de notre république sont laminés à jamais et la jeunesse algérienne désemparée, fuit la patrie à grande vitesse et achète des visas et des résidences à des prix exorbitants.

Le citoyen pense au couffin du ramadan, vit dans la psychose de l'insécurité, du chômage et de l’injustice. Les enfants du peuple quittent en masse et à n’importe quel prix le territoire national pour fuir la corruption et ses ramifications institutionnelles et pour aller retrouver la dignité, le respect, l’écoute, la justice, un avenir certain, les soins de qualité et une meilleure instruction pour leur progéniture.

Présentement, le pays se trouve museler par le hooliganisme politique qui nécessite une prise en charge en psychologie clinique pour sauver le pays de la délinquance politique. Il sera source de dérives graves et fatales et l’intervention de la société avec l’ensemble des acteurs partisans de la démocratie pluraliste est imminente et un devoir patriotique.

Gater Brahim

Plus d'articles de : Politique

Commentaires (11) | Réagir ?

avatar
Ahmed Umeri

Bouteflika a trahi Ben Bella, méprisé Chadli, en le qualifiant d'inculte, ignoré Ali Kafi pendant des années et la il fait mine de les aimer, quel toupet.

avatar
Henry Allal

Un article sans tête ni queue et qui nous bassine avec " notre Algérie "... Il n y a qu'une Algérie, c'est celle de la France...

visualisation: 2 / 11