Soufiane Djilali appelle à la mise en place d’une charte

Soufiane Djilali, président de Jil Djadid
Soufiane Djilali, président de Jil Djadid

Nous reproduisons l’intervention de Président de Jil Jadid à l’occasion de la réunion de l'Instance de Consultation et de Suive de l'Opposition (ICSO)

Mesdames et Messieurs,

Je ne sais si ce jour-ci sera retenu, par la mémoire collective, comme un moment marquant la jeune histoire du renouveau de l’opposition algérienne mais j’ai l’intime conviction que nous portons tous ici, une responsabilité bien lourde dans l’évolution de l’ordre politique du pays.

Cela fait pratiquement un an, jour pour jour, que la rencontre de Zéralda s’est tenue. Elle a pu forger de fait une esquisse de ce que peut être et peut faire une opposition consciente des vrais enjeux et déterminée à s’imposer comme élément incontournable d’une équation politique jusqu’ici dominée à outrance par un pouvoir autocratique, incompétent, corrompu et au final dangereux pour la nation.

La volonté de l’opposition de se réunir, de se solidariser, de travailler fraternellement, ne signifie pas non plus confusion ou fusion ni alliance électoraliste. Le projet n’a pas été et ne sera pas l’annulation des différences et la construction d’un nouveau parti unique.

Notre solidarité a pour objet premier d’envisager la construction d’un cadre légal et politique pour mieux organiser la compétition des programmes dans la liberté et la loyauté.

En finalité, ce projet aurait dû faire l’unanimité de la classe politique y compris les partis du pouvoir. Mais cela est une autre affaire.

Pour le moment, nous sommes ici appelés à capitaliser l’immense travail accompli depuis une année au moins. Plus que cela, il nous faut maintenant, clarifier notre méthode de travail, élargir le cercle des participants, convaincre le plus grand nombre de nos concitoyens de la justesse de notre voie.

Et c’est en toute modestie que je souhaiterai, au nom de Jil Jadid, faire, à votre honorable assemblée, les propositions suivantes :

1) Elargir le cercle des participants à notre action. Bien entendu, des aménagements à notre organisation doivent être apportés.

1) a. Ainsi, il faudra songer à changer de dénomination et opter pour une appellation qui soit médiatiquement plus efficace que l’ICSO.

1) b. Il faudra également demander à tout candidat d’adhérer à une déclaration commune, charte ou toute autre appellation, explicitant quelques engagements à tenir :

  • référence à la plateforme de Zéralda,
  • engagement à respecter les décisions prises selon les modalités établies collectivement. Autrement, dit, il n’est pas raisonnable de participer à des initiatives opposées ou dont le but déclaré ou non est de s’opposer à notre démarche.

2) Evaluer et amender notre règlement intérieur en vue d’une meilleure performance à notre association et pour mieux définir les droits et devoirs des participants.

3) Sortir aujourd’hui avec une (ou plusieurs résolutions) pour :

  • Faire appel aux partis politiques, aux syndicats et associations ainsi qu’à la société civile pour rejoindre cette structure.
  • S’engager à maintenir notre cohésion face aux tentatives du pouvoir de nous diviser, en particulier en affichant notre résolution à n’engager aucune négociation avec les autorités en solo. Ceci n’excluant pas une marge de manœuvre pour les contacts informels et les échanges, chacun selon sa convenance.
  • S’engager à prendre ensemble les décisions ayant un impact sur l’ensemble du groupe (conditions de gestion électorale).

4) Forts de notre cohésion, nous pourrons déclarer notre disposition à un vrai dialogue avec les détenteurs de la décision politique pour engager le pays dans une politique de réformes consensuelles.

5) Enfin, faire avaliser ces engagements par les instances concernées de chaque parti politique ici présent ou futur membre de notre structure.

Soufiane Djilali

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Kacem Madani

Ça rêve trop de grandeur pour initier l’espoir «Je ne sais si ce jour-ci sera retenu, par la mémoire collective, comme un moment marquant la jeune histoire de l’opposition » !

Wa yavava, la’thsnadhime thassarouts, thabourth war3adh its’thoufime !

La mémoire collective est diluée dans le message de l’an 622, et l’Algérien est formaté à ne rien retenir d’autre que « kala-Allah Kalla Rasooul » !

Quand vous l’aurez compris et que vous vous attellerez à réveiller ce peuple endormi par les sornettes de la grotte arabique, faites nous signe ! Mais nous savons bien qu’à ce niveau, vous prêtez tous main forte à ce pouvoir d’illuminés qui ne rêve que de mosquées et de paradis! Innovez nom de Dieu ! Innovez ! Faites nous entrer dans le 21ème siècle au lieu de nous endormir avec des discours éculés depuis plus de 50 ans, pour ne pas dire 14 siècles !