Le dialogue intereligieux et l’actualité en débat samedi à Marseille

L'affiche de la rencontre.
L'affiche de la rencontre.

Cette conférence à plusieurs intervenants est organisée par l'Union des universitaires franco-algériens (Ufac). Elle s’inscrit dans le cadre du dialogue des cultures et des Civilisations.

De nombreux intervenants sont attendus pour débattre et expliquer des questions qui agite l’actualité. Des noms connus comme Ghaleb Bencheikh, Hasni Abidi, Sadek Sellam ou Remi Caucanas seront là. Ils débattront des religions, du dialogue entre ces religions et de leur place dans la société du XXIe siècle.

"Les événements douloureux récents rendent la question pertinente et présente et incitent à se poser tant de questionnements ! D'où la nécessité d'une analyse de la scène géopolitique dans le monde et en Méditerranée pour les approcher en intégrant les éléments religieux, culturel, géopolitique et économique", souligne Abdelkader Hadouche, député de l’émigration algérienne et représentant de l’Ufac. Ce dernier souligne "l’urgence de s’engager et travailler ensemble pour la paix, pour le vivre et pour le construire ensemble avec comme objectif une Méditerranée stable et prospère".

La société française est en effet agitée par des questionnements identitaire et idéologique profond. A défaut de poser les bonnes questions, des franges entières se laissent entrainer par des sirènes extrémistes. D’où l’urgence de ce genre de rencontres croisées.

L. M.

Les conférences-débats auront lieu à 14h au Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) 31, boulevard d'Athènes 13001 Marseille (En bas du grand escalier de la gare Saint-Charles). Entrée libre

Rappelons quelques points saillants de cette rencontre multiculturelle.

L’Islam à l'épreuve du temps …

Dialogue des religions en France:

Quel rôle peut jouer le religieux dans le vivre ensemble ?

Quelle place des religions non musulmane dans la foi musulmane ?

La Mosquée, l'Eglise et la Synagogue : affaires d’Etat ?

Islam de France ou Islam en France, la particule de trop ?

Islamophobie, antisémitisme : analogies et différences …

B- Géopolitique, raisons ou aliénations

Les musulmans, une entité homogène ou hétérogène ?

L'Islam ne serait-il pas devenu un instrument de manipulation voire une logique d'une surenchère islamophobe en Occident ?

Dialogue des civilisations, Quel rôle peut jouer le Vatican?

Laïcité: le modèle français de gré ou de force? Est-elle compatible avec la proclamation occidentale d’un héritage judéo-chrétien?

A qui profite l’antagonisme religieux ?

Terrorisme : subterfuge politique ou diktat ? Quel arsenal, quels financements ?

Déstabilisation de l’Irak, de la Syrie, de la Libye et du Sahel … à qui profite un tel Chaos ?

Golfe persique : quelle interférence dans les politiques occidentales ?

Attentats de Paris et de Copenhague (janvier 2015):

Les caricatures sont-elles les raisons principales ?

La caricature et les religions peuvent-elles faire bon ménage ?

Les guerres "préventives et punitives" contre des pays musulmans ne sont-elles pas un appel au désordre et à la haine ?

L’Occident aurait-il oublié le principe physique de l’action et de la réaction ?

Occident humaniste ou conquérant, activiste et belliqueux?

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omar Demdoum

Mohamed Chergui n'a rien dit de nouveau. Il est de son droit de casser le tabou imposé par obscurantistes, s'il a l'intelligence et la compétence de révéler que le coran possède 275 mots qui ne sont pas de la langue arabe. Tout le monde sait que la langue arabe vient avant l'islam, en plus dont l'alphabet appartient à une population (syriaque) non arabe. Il est bien normal de se poser des questions sur l'origine des religions, comme il l est normal de se poser des questions sur la personne du prophète, sur son histoire, qui est avant tout un être humain. Beaucoup de choses ont été dites de lui. On veut connaitre, on veut savoir, on veut lire des idées originales autres que la langue de bois pour mieux découvrir la rigueur de cette religion ou d'autres, s’il y a. Pour croire, il faut convaincre. Et pour convaincre il faut apporter des preuves et des arguments puissants que personne n'osera contredire. Interdire la critique est la solution des faibles, pour empêcher l'intelligence d'accéder à la vérité. Pourquoi cherche t-on à cacher ce que l'on suppose très juste?

Quand l’état recourt à des poursuites pénales lancé contre un journaliste d’avoir émis un avis, est un autre scandale plus grave, car il est censé protéger la liberté d'opinion. Il (l’état) vient une fois de plus confirmer qu’il ne respecte pas la constitution. De tout ça c’est l’intelligence qui soumise à la censure par un régime populiste: ça nous rappelle ce que Ibn Rochd, Ibn Khaldou, Galillé avaient subi par les religieux fanatiques. Ces derniers sont aidés par un régime qui est le notre, qui chercher la popularité en s'appuyant la fibre sensible d'un peuple myope et désorienté

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omar Demdoum

Alors que l’affaire du journalise des deux publications, Jaridati et Mon Journal, Abdelhaï Abdessami, qui demeure en détention provisoire, sans procès, depuis plus de 19 mois à Tébessa, est pendante, une autre affaire éclate au jour et concerne, cette fois-ci, un autre confrère de l’ouest du pays.

Il s’agit de Mohamed Chergui, journaliste au quotidien public El Djoumhouria, poursuivi par son propre directeur pour «atteinte au prophète». Selon El Khabar d’hier, l’affaire remonte au 13 août 2014 lorsque le journaliste, spécialiste des questions religieuses, publie un article paru dans son journal, le 18 août 2014, dans lequel il révèle que «275 mots du Coran ne relèvent pas de la langue arabe» et que «c’est le prophète qui a écrit le Coran». L’affaire est finalement présentée devant le tribunal, le 23 octobre 2014. Mohamed Chergui a été condamné par contumace, le 24 février dernier, à trois ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA.

Selon El Khabar, pour condamner l’accusé le tribunal s’est appuyé sur un verset coranique qui affirme «que le Coran est entièrement écrit en langue arabe» et accuse le journaliste de «vouloir, à travers son écrit, ôter le statut de prophète à Mohamed». Après opposition au jugement par le mis en cause, son procès est finalement programmé pour le 28 avril. Quant à l’affaire de Abdelhaï Abdessami, accusé d’avoir aidé le directeur des deux publications Hichem Aboud à quitter le territoire national, elle n’est toujours pas programmée.

Selon son avocat, Mohamed Gouasmia, «la Cour suprême vient d’accepter le recours émis par le juge d’instruction qui s’est opposé au classement de l’affaire comme délit». Elle sera présentée, le 8 avril, devant la chambre d’accusation à Tébessa. Me Gousmia craint «que les accusations infligées à son client seront considérées de l’ordre du criminel». 

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