Autocratie ou démocratie, aux décideurs de décider

Le gouvernement Bouteflika a vraiment trop duré.
Le gouvernement Bouteflika a vraiment trop duré.

Entre un régime toujours autocratique et un autre démocratique, le cœur des décideurs algériens balancent, parce que la tentation est grande et que les avis sont partagés.

Echaudés par les expériences du passé, notamment la gestion hasardeuse des démissions de Chadli Bendjedid et de Liamine Zeroual, les décideurs, cette fois, donnent l’impression d’avoir changé de tactique en préférant de loin la décantation, mais non sans se tenir prêts à toute éventualité.

Si personne n’est contre la démocratie aujourd’hui en Algérie, force est de constater toutefois que chacun la voit à sa manière. Et c’est pourquoi les uns trouvent qu’il est temps d’organiser des élections présidentielles anticipées sous le contrôle d’une commission indépendante, alors que d’autres qualifient cette approche de tentative d’accéder au pouvoir, quitte à marcher sur des cadavres d’enfants. Pas moins !

A croire qu’il y a des Algériens qui ne veulent que du bien à l’Algérie, et d’autres Algériens qui ne cherchent qu’à mettre l’Etat en ruines en brûlant tout sur leur passage. Il y a aussi ces parvenus qui entrent au gouvernement non pas pour leurs compétences mais parce qu’ils sont passés maîtres dans l’art de retourner la veste et qui commencent même dès leur nomination à se confondre avec l’Etat, alors que leur place est en réalité parmi les voyous de la République. La récréation a vraiment trop duré !

Les décideurs n’ont pas quitté le pays, il est vrai, ils sont toujours là et peuvent donc à tout moment siffler la fin de la récréation, comme ils l’ont déjà fait par le passé. Mais sachant pertinemment que le monde d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier, que les erreurs d’antan se payent cash de nos jours et que le feu n’est pas encore en la demeure, les décideurs se contentent d’observer. Ils laissent faire. Ils veulent peut-être voir où peut bien aboutir ce bras de fer qui ne dit pas son nom.

En attendant, il est quand même plaisant de suivre les déclarations des Abdelkader Bensalah, Amar Saadani et autre Louisa Hanoune en essayant de déchiffrer les signaux de fumée qu’ils envoient de derrière la montagne.

Vivement alors le jour où l’on recevra le bon signal, celui par qui la démocratie arrivera.

Ahcène Bettahar

Plus d'articles de : Actualité

Commentaires (6) | Réagir ?

avatar
Aksil ilunisen

Alors que la barque Algerie continue sa descente au fond du merdier, des hommes et des femmes, la pioche a la main, s'entetene a piocher dans le merdier..............

avatar
ali chemlal

Bouteflika, pour assouvir sa vengeance est prêt a tout, pour se maintenir au pouvoir, vaille que vaille

et faire son possible pour se faire succéder par son mafieux de frère, la ou les dirigeants arabes et africains ont échoué. Pour ce faire, il a besoin d'un protecteur, pour s'imposer par le chantage, depuis 2004, et la France est toute désignée, en échange d'une compensation sur le plan économique. Rien qu'avoir, comment il a été pris en charge, pour des soins, dans un hôpital, réservé aux grands blessés de l'armée française, quitte a fouler aux pieds, la souveraineté nationale.

avatar
Massinissa Umerri

Sans rencune le zami, c'est le 2eme commentaire que je commente - J'ai remarque' que vous savez la verite' mais ne percevez la realite' - "... Bouteflika, pour assouvir sa vengeance est prêt a tout, pour se maintenir au pouvoir, vaille que vaille et faire son possible pour se faire succéder par son mafieux de frère, la ou les dirigeants arabes et africains ont échoué... " - Plus precisemment "... Bouteflika, pour assouvir sa vengeance est prêt a tout... ".

La realite' que je trouve absente est "vengeance de QUI ?" - Evidemment me diriez-vous "le poulple algeRien !", mais vous ne dites rien sur cette bouble !!! Car comme disent les calendos "le chat ronronne... et la souris valse !"

visualisation: 2 / 5