Dahou Ould Kablia parle de Krim Belkacem et des accords d’Evian

Krim Belkacem a été assassiné le 18 octobre 1970 à Francfort (Allemagne)
Krim Belkacem a été assassiné le 18 octobre 1970 à Francfort (Allemagne)

L’ancien ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, a déclaré qu’il était en train d’écrire ses mémoires.

Bonne nouvelle a priori quand on sait que les officiels algériens ayant écrit leurs mémoires se font rares. Mais le hic c’est que manifestement le président de l'Association nationale des anciens du ministère de l'Armement et des liaisons générales (MALG), le sus-nommé Daho Ould Kablia, compte régler ses comptes l’histoire et certains des écrits.

Il a ainsi qualifié, mardi, certaines mémoires traitant de la Révolution d'"affabulations" notamment sur le chapitre des accords d'Evian. Il a précisé, en marge du forum d'El-Moudjahid, qu'il apportera "davantage d'éclairages" dans les mémoires. Nous n’avons donc qu’à attendre la vérité sortir de la plume de l’ancien premier policier du pays.

Sans trop s’attarder Dahou Ould Kablia, a révélé que Krim Belkacem "n'a jamais été partisan d'une autonomie interne de l'Algérie". Il parle de "contrevérités" à ce sujet, notamment lorsqu'il s'agit des positions de Krim Belkacem. Il précise qu’il est en possession de "documents authentiques" présentés lors des négociations d'Evian et qu'il remettra, par la suite, aux archives nationales".

Il a soutenu, à cet égard, que "Le travail a été fait collectivement par les membres de la délégation présente aux négociations d'Evian, mais Krim avait des arguments forts et une méthodologie historique", a-t-il témoigné. On ne sait pas si cet ancien officier du renseignement algérien nous révélera qui a assassiné Krim Belkacem en Allemagne en 1970. Il a été retrouve étranglé avec sa cravate dans une chambre d'hôtel à Francfort en Allemagne. Amar Hamdani ainsi que plusieurs historiens et hommes politiques impite ce crime au services de renseignement algériens dirigés à l'époque par Kasdi Merbah, sur ordre de Houari Boumediene.

M. Ould Kablia a, par ailleurs, démenti l'existence de clauses secrètes dans les accords d'Evian ayant trait au Sahara et, par ricochet, aux richesses existantes ou à la poursuite des essais nucléaires français dans la région.

"Il n'y a pas de clauses secrètes. L'Algérie avait toute la souveraineté sur ses richesses dès 1962", a précisé l'ancien ministre de l'Intérieur, expliquant également que les essais nucléaires avaient commencé pour les essais aériens en 1960 pour s'achever en avril 1961, alors que pour les essais nucléaires terrestres, au nombre de 13, la période s'est étalée jusqu'en 1966 dans la région d'In Ekker", a-t-il rappelé.

Yacine K./APS

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Commentaires (20) | Réagir ?

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mohand tawdect

Il a certainement des documents authentiquement triturés par l'Archiviste gaulois.

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oziris dzeus

vivement l'autonomie de l’Algérie, ça sera après la disparition du dernier des embusqués aux frontières. Alors qu’ils prétendent avoir étaient aux premiers rangs de la guerre contre la France, comment ils ont pu s’en sortir vivants (tous), sans aucune blessure et sans se faire arrêter. C’est unique dans l'histoire de l’humanité.

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