Gaz de schiste: Ali Benflis pointe le passage en force du gouvernement

Ali Benflis dénonce l'absence de dialogue.
Ali Benflis dénonce l'absence de dialogue.

L’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis dénonce, dans ce communiqué rendu public aujourd'hui, l'absence de dialogue entre "le gouvernement et les gouvernés".

"Lorsque le gouvernement avait annoncé, en juin dernier, sa décision de procéder à l’exploitation du gaz de schiste, je m’étais étonné qu’une décision d’une telle ampleur n’ait été soumise à un aucun débat ni à aucune concertation nationales. Bien plus, j’avais relevé que des institutions nationales concernées, en l’occurrence le Parlement et le Haut Conseil de l’Energie, avaient été tenus éloignés du traitement de ce dossier qui est d’une sensibilité particulière dans la politique énergétique de notre pays.

Ce faisant, le gouvernement a cru pouvoir procéder de manière unilatérale et autoritaire et se dispenser de l’explication et la consultation que requiert la sensibilité d’une telle décision.

Les événements d’In Salah ne sont que la conséquence directe et logique de ces pratiques et de ces comportements qui ne prennent en ligne de compte ni les mises en garde de l’expertise nationale, ni les préoccupations et les inquiétudes exprimées par les citoyens.

Et ce sont précisément ces préoccupations et ses inquiétudes légitimes que le Gouvernement aurait dû prévoir et qu’il aurait dû s’employer à prévenir en se mettant à l’écoute de nos concitoyens et en s’acquittant à leur égard de son devoir d’explication et de persuasion.

Les événements d’In Salah et de Tamanrasset reflètent donc une rupture dangereuse du dialogue social et de la nécessaire relation de confiance entre les gouvernants et les gouvernés".

Ali Benflis

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Commentaires (3) | Réagir ?

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uchan lakhla

"L'incompréhension du présent naît fatalement de l'ignorance du passé. Mais il n'est peut être pas moins vain de s'épuiser à comprendre le passé si l'on ne sait rien du présent. "

Marc Bloch, « Apologie pour l'histoire ».

Un régime qui n'a pas le soutien fort et clair de son peuple, à travers les élections, à travers la transparence, à travers une gestion propre, un cap, une adhésion populaire à un projet est un pouvoir faible, par voie de conséquence est un pouvoir soumis aux lobbys étrangers, car sans soutien interne, doit solliciter un soutien externe, c'est une histoire d'équilibre, de l'autre côté les étrangers defendent leurs intérêts, c'est defendable sur le plan économiqu.

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sarah sadim

Pire si Benflis c'est une rupture de l'unité nationale déjà fracturée par la stigmatisation incessante de la Kabylie et du Mzab depuis un moment.

Ya si Benflis on donne la chasse à Sadi aujourd'hui et demain peut etre ca sera vous, avez vous oubliez les injures de Sellal. Vite ca urge placez rapidement ce grave conflit à l'échelle internationale, en attendant pour bientot celui des armes et violences que provoque le nain frére jumeau de Ben bella, ah ces "Marocains d'algérie" sont dangereux, ils pourraient aussi mettre les deux peuples Algériens et Marocains en conflit, vous n'y croyez pas..... ?

Alors attendez le prochain déluge pour nettoyer cette terre AMAZIGH.

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