Algérie-France : quels rapports ?

Abdelmalek Sellal et Manuel Valls
Abdelmalek Sellal et Manuel Valls

Sommes-nous aujourd'hui des interlocuteurs valables de la France ou toujours juste des habitants d'un pays riche des ressources de son sous-sol, qui intéressent toujours l'ex-puissance coloniale afin d'en finir avec la crise économique dévastatrice qu'elle subit à l'instar des nations développées depuis l'année 2008 ?

Nous savons qu'il n'y a pas longtemps que durant l'année 1956 la découverte du pétrole dans le Sahara avait accru l'effort de guerre de l'occident afin de garder ses colonies particulièrement l'Algérie. Cette Algérie pour qui le pétrole pour certains est une malédiction parce qu'elle semble comme tous les pays pétroliers bien plus convoités que par exemple le Maroc et la Tunisie.

A l'occasion de la visite en France du chef de gouvernement Sellal et sa forte délégation sarah diffalah souligne dans l'OBS/monde du 5/12/2014 (pourquoi la France a besoin de l'Algérie) que la France a besoin de l'Algérie pour trois principales raisons.

1. L'Algérie, incontournable dans la lutte antiterroriste
2. Un rôle de médiateur avec les Touaregs maliens
3. Un marché économique porteur

Si cela semble légitime et reste cantonné somme toute aux relations d'Etat à Etat, les Algériens ne sont pas dupes des visées néocoloniales de l'Occident et particulièrement de l'ex-puissance coloniale. Car se demandent certains toujours choqués« pourquoi le gouvernement socialiste de François Mitterrand était pour l'interruption du processus électoral lors des premières élections démocratiques en Algérie en 1990 ?

En effet disent Lounis Aggoune et Jean-baptiste Rivoire in leur livre intitule Françalgérie, crimes et mensonges d'États: "Officiellement la France déplore le coup d'Etat lors d'une conférence de presse au Luxembourg le 14 janvier le président de la République François Mitterrand qualifie ainsi l'arrêt du processus électoral "d'acte pour le moins anormal" en indiquant "qu'il faut renouer les fils d'une vie démocratique en Algérie... En vérité en sous-main le pouvoir algérien recevra la bénédiction de Paris".

Le peuple algérien n'est pas dupe tant qu'il n'y aura pas de réel transfert de technologie, le partenariat algérien-français ne sera pas du gagnant-gagnant. Surtout lorsqu’on sait les nécessités de la démocratisation pour le développement du pays.

De Boghni, Amokrane Nourdine

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Commentaires (8) | Réagir ?

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Massine Ait Ameur

A moins d'un souffle d'orgueil des Kabyles et Autres Amazigh pour liberer ce pays, il est condamne a retourner la ou il etait avant 62. C'est le problemee de tous les pays ou le khorotoisme est en place: la betise humaine et l'irrationel a pris en otage tout un peuple qui a cru a sa liberte. Plus de 50 annees apres l'indpeendance, on pompe le petrole comme si il n y avait pas de lendemain pour assurer la soif des oligarches qui controllent notre pays. Entre temps tout est en trein de s'ecrouler autour de nous : meme les batisses llaisses par les colons francais sont en trein de s'effriter. Les nouveaux batiments et autoroutes les rejoindront bientot. Le pays est condamne a redevenir une colonisation francaise.

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Massinissa Umerri

A Cheikh Nor-eddine - Pourtant vous etes un regulier de LMDZ, et vous ne pouvez donc dire que vous l'avez rate'. Par le, je parle du traite' qui lie l'algerie et la france. Il est toujours en vigueur, malgre' l'agression des gens de l'Est et du centre, c. a. d. Le Moyen et Petit Atlas (Le grand est au Rif"Maroc"). Je le reposte encore une fois, pour vous eviter d'autres eguarements dans le future: J'attire donc votre attention sur l'article 9, qui definit cette "al-jazeera", ou si vous preferrez l'angerie:

Article 9: La France cède à l'Emir, Rachgoun, Tlemcen, sa citadelle, et tous les canons qui s'y trouvaient primitivement. L'Emir s'engage à convoyer jusqu'à Oran tous les bagages, aussi bien que les munitions de guerre, appartenant à la garnison de Tlemcen.

NOTE: Les Abane, Ben-Boulaid et autres... auraient due se limiter a liberer leurs Douars respectifs, mieux connus par l'appelation "Bled Qvayel", et se construire un pays. C'aurait fait pas mal de place depuis Oran-Tlemcen jusqu'en Tunisie, tout de meme.

Mais, a force de promiscuite' et de frottement, ce pays de tribus, a perdu les 2/3 de sa population, territoire et meme son identite'. Il est temps de sauver, ce qui reste a sauver. Ca encouragera peut-etre les autres a se ressaisir.

Quand a cette notion de "Peuple", un peu de pudeur a cheikh. Les Touaregs, les Mzabs et les Kabyles de ce "peuple et pays fictif" sont enguerre, a cheikh e nor... Les bigeaux se ravitaillent en anegerie et la survolent pour aller faire tranquilement leur massacre des Touaregs !

Traite Entre al-jazirats Arabes et la France:

TRAITE DE LA TAFNA - 30 MAI 1837

Le traité qui suit a été convenu, entre le lieutenant-général Bugeaud et l'Emir Abd el Kader.

Article 1: L'Emir Abd el Kader reconnaît la souveraineté de la France.

Article 2: La France se réserve, dans la province d'Oran, Mostaganem, Mazagran, et leurs territoires, Oran Arzew, et un territoire, limité comme suit : A l'Est par la rivière Macta, et les marais dont elle sort ; au Sud, par une ligne partant des marrais précités, passant par les rives sud du lac, et se prolongeant jusqu'à l'oued Maleh dans la direction de Sidi Saïd ; et de cette rivière jusqu'à la mer, appartiendra aux Français. Dans la province d'Alger, Alger, le sahel, la plaine de la Metidja - limité à l'Est par l'oued Khuddra, en aval ; au Sud par la crête de la première chaîne du petit Atlas, jusqu'à la Chiffa jusq'au saillant de Mazafran, et de là par une ligne directe jusqu'à la mer, y compris Coleah et son territoire - seront français.

Article 3: L'Emir aura l'administration de la province d'Oran, de celle du Tittery, et de cette partie de la province d'Alger qui n'est pas comprise, à l'Est, à l'intérieur des limites indiquées par l'article 2. Il ne pourra pénétrer dans aucune autre partie de la régence.

Article 4: L'Emir n'aura aucune autorité sur les Musulmans qui désirent résider sur le territoire réservé à la France ; mais ceux-ci seront libres d'aller résider sur le territoire sous l'administration de l'Emir ; de la même façon, les habitants vivant sous l'administration de l'Emir pourront s'établir sur le territoire français.

Article 5: Les Arabes habitant sur le territoire français jouiront du libre exercice de leur religion. Ils pourront construire des mosquées, et accomplir leurs devoirs religieux en tous points, sous l'autorité de leurs chefs spirituels.

Article 6: L'Emir livrera à l'armée française 30. 000 mesures de blés, 30. 000 mesures d'orge et 5. 000 bœufs.

Article 7: L'Emir aura la faculté d'acheter en France, la poudre, le souffre, et les armes qu'il demandera.

Article 8: Les kolouglis désirant rester à Tlemcen, ou ailleurs, y auront la libre possession de leurs propriétés, et seront traités comme des citoyens. Ceux qui désirent se retirer dans le territoire français, pourront vendre ou louer librement leurs propriétés.

Article 9: La France cède à l'Emir, Rachgoun, Tlemcen, sa citadelle, et tous les canons qui s'y trouvaient primitivement. L'Emir s'engage à convoyer jusqu'à Oran tous les bagages, aussi bien que les munitions de guerre, appartenant à la garnison de Tlemcen.

Article 10: Le commerce sera libre entre les Arabes et les Français. Ils pourront réciproquement aller s'établir sur chacun de leurs territoires.

Article 11: Les Français seront respectés parmi les Arabes, comme les Arabes parmi les Français. Les fermes et les propriétés que les français ont acquises, ou pourront acquérir, sur le territoire Arabe, leur seront garanties : ils en jouiront librement, et l'Emir s'engage à les indemniser pour tous les dommages que les Arabes pourront leur causer.

Article 12: Les criminels, sur les deux territoires, seront réciproquement livrés.

Article 13: L'Emir s'engage à ne remettre aucun point de la côte à aucune puissance étrangère, quelle qu'elle soit, sans l'autorisation de la France.

Article 14: Le commerce de la Régence ne passera que par les ports français

Article 15: La France maintiendra des agents auprès de l'Emir, et dans les villes sous sa juridiction, pour servir d'intermédiaires aux sujets français, dans tous les différends commerciaux qu'ils pourront avoir avec les Arabes. L'Emir aura le même privilège dans les villes et ports français.

La Tafna, le 30 mai 1837,

Le Lieutenant-Général commandant à Oran

(Le sceau de l'Emir sous le texte arabe,

Le sceau du général Bugeaud sous le texte français)

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