Mohamed Dib : cet humaniste !

Mohamed Dib
Mohamed Dib

«Cet homme d'un pays qui n'a rien à voir avec les arbres de ma fenêtre/parle avec les mots de Villon et de Péguy». Louis Aragon. «Prends garde que le même qui lit, le même est le livre, le même est lu, le même parle et le même est parlé sans être lu» Mohamed Dib.

Il y a onze ans disparaissait Mohamed Dib. Son œuvre, une quarantaine de livres entre romans, essais, théâtre nouvelles et poésies, est traduite dans plusieurs langues, de part le monde. Quel enseignement peut-on retenir, aujourd’hui, de cette œuvre ? N’est-ce pas cette veine humaniste qui la traverse l’œuvre, qui, elle, traverse l’histoire de l’Algérie et du monde contemporain ?! C’est l’objet de cet essai qui reprend un texte vieux d’une soixantaine d’année : Au café. Cette nouvelle, publiée pour la première fois en 1955 chez Gallimard, rééditée chez Sindbad en 1984, raconte l’histoire d’une rencontre. Une rencontre simple, fortuite, produite au hasard et/ou produit du hasard, entre deux hommes ; entre un algérien et un français, dans un café. Comme le hasard fait bien les choses, surtout dans les lettres, cette rencontre révèle à quel point l’humanité simple peut s’accorder sur les choses de la vie, sans préjugés et sans rancœurs. Cela voudrait-il dire que la rencontre de l’Algérie et de la France, si jamais elle survienne, serait-elle comme Dib la laisse entendre dans le sens et la moralité de la nouvelle ? Ce hasard est surprenant car la rencontre de deux hommes, de deux existences humaines, aux destins fondamentalement opposés et différents, restent cependant semblables et identiques ! Les deux hommes qui se rencontrent dans ce café, au hasard encore, parviennent à la même conclusion : «"Voilà un homme qui a réfléchit ! Il est arrivé à une conclusion que je ne peux pas réfuter sans me contredire" Je resterai muet. Lui, comme s’il ne le remarquait pas, déclara encore une fois tout haut : "- Chienne de vie…"»

Au café est l’histoire d’un homme en mal de vivre qui se retrouve dans un café surpris par la nuit, comme replié sur lui-même, arrache «quelques heures» à la durée pesante du temps, «prolonge» un moment de répit, rien qu’une nuit. Au bout d’un certain moment, il est interpellé par un «inconnu», fraichement sorti de prison. Il s’en méfie, s’en éloigne. Puis, l’inconnu le surprend et le laisse écouter son histoire pour arriver enfin à une même conclusion. Le café, le lieu d’une halte, de refuge pour le narrateur qui s’y trouve par contrainte, alors que l’autre vient savourer une joie ! L’humanité simple n’est-elle pas justement, comme dans cette rencontre fortuite, faite de contrainte et de joie ? L’écriture dépouillée d’Au café, non seulement pour les besoins du genre, puise dans cet humus semblable à ces strates primitives de l’humanité commune ; commune aux deux itinéraires qui se croisent cette nuit, dans ce café ; humanité simple au point de nous laisser croire qu’un monde possible peut exister, à l’abri de préjugés, rien qu’une nuit, quelque part ; un monde fait de contraintes et de joies !

Épisode premier

La nouvelle s’ouvre sur l’intérieur du café, le décor de la rencontre, où le narrateur s’y trouve déjà sans que l’on sache pourquoi il est là, seul et sans compagnie. Il n’éprouve pas le besoin d’y rester même s’il «était tard». Il se demande d’ailleurs s’il ne doit pas quitter ce café «bruyant, sombre». Il se sent las «jusqu’à l’écœurement» ce qui lui donne «envie de fuir le diable sait [il]où». Il a pris place au centre du café. Autour de lui règne une «atmosphère obscurcie» rendue insupportable par des joueurs qui «battaient leur dominos avec des claquements de fouet qui, à la longue, portaient sur les nerfs». Il fait état du lieu et de l’ambiance générale qui prévaut. Enchaîné à son banc par une lourdeur étrange, le narrateur a les yeux rivés tantôt sur la porte, tantôt sur l’extérieur ; «derrière les vitres, le ciel était pesant et funèbre», ajouté «hululement du vent» qui «secouait le beylik», l’empêchent de partir. A ce moment, le narrateur, sans s’étaler sur sa raison d’être dans ce café, juste qu’il est là pour laisser passer des heures. Il préfère rester au café malgré que ses enfants et sa femme l’attendaient, auxquels il n’a pas apporté à manger depuis trois jours. Il le sait et il s’exclame : «Eh quoi !». Il replonge aussitôt dans la sensation de chaleur qui l’a envahi, «logée» dans son corps, le pousse à se recroqueviller sur lui-même. A l’hostilité du dehors, il oppose «l’impression de vivifiante tiédeur», autour de laquelle son cœur se serre. De cette opposition il porte, maintenant, un regard profond sur le monde immédiat : «Pourtant le petit feu allumé en moi s’obstinai à fendre tout doucement. Je scrutais les ténèbres à travers les vitres embuées. Soudain je frissonnais».

Chaque note rapportée soit de l’intérieur, soit de l’extérieur, produit en lui un effet : idées tristes, imagination énervée, fantaisies malsaines…Ceci provoque un autre changement d’attitude, car, l’hostilité de l’extérieur est plus menaçante encore avec sa «note geignarde», sa «monotonie» et sa «désespérance». Il est gagné par l’écœurement : «quelque chose me donnait envie de fuir le diable sait où». C’est une attente sans but. L’arrivée de l’étranger va bousculer l’ordre du récit et le sens de sa présence dans ce café : «Je fixais la porte du regard, roulant dans ma tête de moroses pensées, toujours pris entre mon désir de partir et le besoin invincible de prolonger encore de quelques instants ce répit, quand, poussant faiblement un battant, comme si les forces lui manquaient, un homme se glissa à l’intérieur du café». L’arrivée de l’étranger provoque l’étonnement du narrateur. Il est troublé par l’expression qu’avaient ses yeux. De sa brève description, il paraît l’avoir reconnaît : «N’était son costume européen, à cause de la barbe, je l’aurais pris pour un adepte de la secte des derkaoua». Le narrateur reconnaît, en effet, sur le visage de l’européen des signes comme la «sévérité», la «tristesse». Ajoutés à l’ambiance générale faite de «clarté sèche» de «voix indescriptibles, une sorte «d’hystérie générale», l’étranger, pense le narrateur, avoir quelque chose de particulier comme s’il dispose d’une parfaite connaissance de cet homme, qui débarque subrepticement, dans ce café. Il porte sur lui un «curieux regard». Lorsque l’étranger arrive à hauteur de sa table, il le salue d’une salutation fraternelle : «Dieu te vienne en aide».

Avec la salutation de l’étranger, semble prendre une autre direction. Le récit qui peine à évoluer, avance par petites notes qui accentuent l’insistance du narrateur sur cette présence fortuite et sans raison et l’attente sans but du narrateur. Ceci étant, ce changement de situation met en avant une autre stratégie qui met le narrateur en avance par rapport au nouveau venu. Son arrivée survient, en effet, dans «le monde» du narrateur méditatif sur sa condition qu’il juste avec sévérité. Or, si le narrateur manifeste le désir de sortir de cette condition, aussi bien que relancer le récit, n’y a-t-il pas matière à dire qu’il s’agit du désir même de changer sa vision sur lui-même et sur le monde ?

Épisode second

Lorsque l’étranger prend la parole et s’adresse au narrateur, le récit est relancé. Le narrateur se sent devenir l’objet des regards de l’étranger qui s’assied devant lui, avec beaucoup de manières, «ses regards demeurèrent attachés sur moi», rapporte le narrateur. Ces regards le font rêver, affirme-t-il. Mais, vite, le narrateur semble oublier cette présence inopportune pour replonger dans ses pensées, en soi, jusqu’à ce que l’européen, assis devant lui, prenne la parole : «Frère, je sors de prison…». Comme une«illumination», le narrateur s’interroge alors : «Comment ne l’avais-je pas compris avant ?» Et portant c’est bien le cas : «Tout en lui le proclamait. Son allure glissante, muette, la docilité de sa démarche, ses yeux qui apparaissent aspirer toute chose, la voix posée, assourdie… Bien sûr ! Tout cela désignait éloquemment l’homme qui a passé un long temps, peut-être des années, à l’ombre des pesantes murailles de la prison civile. Comment ne l’avais-je pas deviné plus tôt». Troublé, le narrateur rapporte cette impression avec émotion. Il devine juste si cet étranger, cet européen, cet homme simplement, était venu quémander une «maigre obole» ; lui que juste de quoi payer le thé qu’il a bu. Et c’est là qu’il indique qu’il était un client habitué de ce café (il est donc sur son terrain de jeu, une position d’avance sur l’étranger !). La scène semble se figer, sans possibilité aucune que le récit, que l’histoire soit relancés. Il manifeste de l’hostilité même à cette invite pour une seule raison : «(…) de telle sorte qu’il se verrait privé de toute velléité de pousser la conversation plus avant». Cependant, ceci n’aura pas lieu. Le narrateur se retint au point de demander à cette convive un peu inhabituelle, qu’elle était «la raison qui l’avait conduit à la prison». La tension s’apaise, et le narrateur se rappelle une scène qui lui est arrivée avec un prisonnier à Paris. En effet, rappelle-t-il à la convive, à la gare de Paris où un prisonnier lui tend des tickets de métro contre des petites coupures, rapporte-t-il avec une sorte de fierté : «Je lui mis cet argent dans la main et, bêtement, j’acceptai ses billets de métro. Mais dès que je me ravisai et voulu le rappeler pour lui rendre ses malheureux tickets, il avait disparu». Ce sentiment de fierté, c’est l’étranger qui l’a réveillé en lui. Il lui a révélé sa condition de prisonnier comme s’il portait ce signe mystérieux : «Je me demandai maintenant si vraiment quelque signe mystérieux me désignait à l’attention des gens de cette sorte, les attirait vers moi». Cette identité commune que le narrateur découvre en lui et partage avec l’étranger, fraîchement libéré de prison,«cinq ans», lui répond-il, d’un ton calme. Ceci devient objet de curiosité du narrateur : «Dès lors, je fus curieux d’apprendre comment il en était arrivé là». Un climat serein s’installe. Le narrateur change progressivement le regard qu’il portait sur cet homme, dépourvu de préjugés, pour le laisser proféré des propos empreints d’humanisme : «Je n’ai jamais éprouvé de crainte devant l’homme, quel qu’il soit. En général, même un assassin n’est jamais un être irrémédiablement perdu. (…) ce qu’il y aurait plutôt à craindre c’est précisément un châtiment trop lourd qui pourrait bien éteindre en eux l’étincelle humaine, tuer dans leur cœur les aspirations généreuses, et transformer en bêtes féroces». Cet humanisme qui surgit à l’occasion ne fait pas matière de doute chez le narrateur. Il empreigne ses propos jusqu’à le laisser découvrir sur le visage de son compère un «air de spiritualité» qu’il ne peut exprimer. Le un jeu de regards mutuels l’ai laissé apparaître. Le narrateur ne pouvait, devant cet inconnu, que se comporter avec honnêteté. Il ne peut lui offrir quelque chose en guise de bons sentiments, de sympathie : «je n’ai pas d’argent», lance-t-il à son endroit. «Comment ?», surgit l’inconnu. L’occasion pour lui fut propice. Il commande une théière et profère avec jubilation : «Pourquoi pas ? L’occasion en vaut la peine, tu ne crois pas ? On ne sort pas de prison tous les jours». Lorsque la théière fut posée entre eux, l’européen reprend la parole. Sa manière de parler est plus ou moins étonnante pour le narrateur qui y perçoit une clarté. Séduit, ce dernier n’hésite pas à lui adresser des propos affectueux : «Tu as un beau visage..». «Tu ne ressembles pas à un… assassin». Affecté, l’interlocuteur répliqua avec des propos sereins, comme s’il cherchait du réconfort auprès de son vis à vis : «Tu penses que j’ai tué, vieux frère ? Que je suis une bête sauvage ? Non, je ne suis pas ce que tu crois». Les propos de l’étranger résonnent aux yeux du narrateur avec pitié qui l’oppressait, «comme jamais un homme ne parle ne lui». Le narrateur perd l’équilibre, la solidité et la certitude de ses idées. Cet homme qu’il ne connaît pas l’existence il y a juste une demi-heure, vient, avec son regard et ses propos, bouleverser son existence et son horizon habituel et met à nu l’hypocrite satisfaction qui enveloppe sa vie ; met à nu la fallacieuse satisfaction d’avoir, une fois pour toute, une vraie maîtrise du monde et une prise sur la vie. Il se découvre et découvre qu’il va à la dérive : «Que j’ai une bonne prise sur la vie, disais-je pour me consoler, berné par ce sentiment de fallacieuse sécurité, je perdis pied chaque jour davantage, j’allais de plus en plus à la dérive…».

Épisode troisième

Quel changement ! Quelle circonstance peut amener un homme à changer son point de vue sur lui et sur le monde ! Une rencontre somme toute banale, sinon ordinaire, comme il peut en exister chaque jour, à chaque époque, vient ainsi bouleverser un homme, installé confortablement dans ses certitudes jusqu’à le plonger dans un désarroi qu’il ne peut révéler devant l’inconnu : «Je ne révélai rien de mon désarroi à l’inconnu, bien qu’il dût en deviner quelque chose».

Mais l’histoire est relancée par le récit de l’inconnu que le narrateur rapporte. L’événement qu’il raconte n’est encore que le produit du hasard. Néanmoins, c’est un hasard de circonstance qui fini par la mort. Le narrateur le rapporte d’une manière épelée, concise et précise. Cependant, ce sont les propos de l’européen qui s’interfèrent avec cette exclamation : «Ho bonnes gens j’ai tué !». Il s’agit d’un événement qui met le compère du narrateur devant le destin. Puis c’est l’épisode de la prison où il est question de ce qu’a enduré l’étranger. Un état profond chagrin, de remords, d’agitation et de profonde inquiétude : «J’étais attentif uniquement aux pensées qui poussaient, qui proliféraient en moi. Mais quoi ? Qu’est-ce qu’il y a donc ? me disais-je sans cesse ; un homme respire, accomplit sa tâche ; j’arrive, je lui donne un coup- et plus d’homme ! Qu’est-ce que c’est ? Où est donc la vie ? Dieu l’a créé, et moi je l’ai tué. Ainsi je n’ai pas eu pitié de son âme, ni de son corps, ni de sa misérable existence, ni de la sueur de son corps, ni de la femme qui l’a mis au monde…C’est comme si on m’avait donné un mouton et qu’on m’eût dit : égorge-le. Il est pareil à moi, je le tue comme si c’était un animal».

L’épisode de la prison a profondément bouleversé l’homme au point de le laisser moins confiant, moins satisfait, moins certain de reproduire son méfait. Il porte un regard sur le monde nourri de ses angoisses et ses incertitudes : «Je peux tuer encore (…). Il me semble, dès lors, que le monde se vide, encore, et toujours plus ; de la foule que je côtoie, il ne subsiste qu’une armée d’ombres inconsistantes». Il s’agit, en effet, de «la faiblesse de l’homme» que le visage de l’inconnu reflète maintenant ; un visage revêtu de beauté et une folie sinistre dans le regard. L’inconnu parle de la prison pour dire l’état de repliement sur soi comme s’il portait le deuil. Oui il s’agit bien de cela, et il n’est pas question du deuil de l’homme mort, mais de l’homme vivant, de sa condition fragile que le monde broie : «Je regardais tous les prisonniers et je murmurais : "Que le Seigneur vous ait en sa Sainte garde ! Votre vie est fragile. Vous êtes sans défense contre le monde qui vous broie ; et vous piétine, vous rejette comme des objets d’usage ; et vous ne le savez pas." Ainsi je vivais continuellement avec ce poids sur l’âme». Le narrateur, mal à l’aise, voyait dans ces propos ceux d’un«demi fou». A vrai dire, ils ont remué en lui «des régions obscures où elles réveillaient des échos lointains et douloureux». L’inconnu, lui, toujours absorbé par ses dires reprend comme confirmer un état de fait : pourquoi l’homme ne réfléchit pas à sa condition (et la possibilité de faire du bien ou de faire du mal) pour lui éviter un tel sort. Et ce n’est pas l’homme que l’inconnu accuse, mais le monde qu’il compare à un «abcès qui n’arrive pas à crever» et il le dit d’une «voix blanche», d’une incroyable fraîcheur. Ce sort injuste n’a pas besoin d’avocat. Il faut défendre l’homme avec son crime. Ce qu’il faut changer, ce n’est pas l’homme, mais le monde : «Comment ne comprenez-vous pas cela ? Condamnez-moi sévèrement, condamnez-moi à mort ; cela vaudrait mieux…C’est votre monde qui me dégoûte. Les hommes en souffrent trop. Il vaudrait mieux nous supprimer. Sinon…sinon nos aurons assez bu de cette lie, c’est nous qui vous supprimerons». Quelle révolte ! Quelle détermination à changer ainsi le monde. Révolte et détermination de l’inconnu, inspirent au narrateur une peur, au point de ne rien trouver à lui dire. Sauf, peut-être, cette concession discrète qu’il concède à l’inconnu : «voilà un homme qui réfléchit !» Concession qui cloue le narrateur dans le mutisme, encore plus significatif quand son compère déclare avec énergie «Chienne de vie…» Mais c’est particulièrement la sérénité et la lucidité avec lesquelles il parvient à une telle «conclusion» qu’il accepte péniblement. Il s’agit, en effet, d’une concession à la «folie» de l’autre :«Une telle lucidité me fut indiciblement pénible, et je compris que si je continuais à me taire, j’allais devenir fou comme cet homme !».

Il fallait prolonger cette rencontre, un peu hors du commun, un peu singulière et inopportune. Certes, mais, c’est l’effet mutuel qu’elle a généré : changer le regard habituel que chacun des protagonistes porte sur les hommes et le monde. Puisque rien ne presse, puisqu’il y a de l’argent il fallait s’attarder encore plus que d’habitude dans ce café : «Dehors, dans la rue, une pluie sombre et grasse comme de la poix clapotait et gargouillait opiniâtrement».

Voilà ! Cette leçon d’humanisme, Au café la raconte de manière si simple. L’histoire d’une rencontre, dans un café, fortuite, donne à lire la rencontre de deux visions du monde. En effet, l’ambiguïté, la manque de précision, des lieux et des dates, donne à la nouvelle un aspect d’actualité si particulière, un aspect de validité particulière. Ce hasard est surprenant, car, la rencontre de ces deux existences humaines, aux destins fondamentalement différents restent pourtant semblables, identiques. Au café nous enseigne une profonde leçon d’humanisme, simplement.

Messaoud Belhasseb

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Khalida targui

chez nous on appelle l'humanisme le harkisme monsieur; Dib et bezaf d'autres ecrivains ont eté obligés de s'exiler pour rester en vie, ils ont vecu come dans une prison quoi, à l'etranger ou fi bled, les Algeriens sont malheureux besssif plus que les autres arabes, Sissi c'est pas Bouteflika, Bachar c'est pas Boumedienne