N’ai-je pas le droit de douter de tout ?

Depuis le 1er juillet 1962, de scrutin, il n'y en a eu point en Algérie
Depuis le 1er juillet 1962, de scrutin, il n'y en a eu point en Algérie

Seul le référendum d’autodétermination, organisé par un Exécutif Provisoire, a été transparent et honnête.

D’ailleurs, c’était un référendum qui a départagé les deux parties en conflit par les urnes mettant ainsi fin à la légitimité coloniale et à la légitimité révolutionnaire dont se réclamait le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne.

Par leur vote, les Algériennes et les Algériens de l’époque et qui n’avaient pas encore acquit leur citoyenneté pleine et entière, s’étaient décidé(e)s à être libres et indépendants à une large majorité.

Depuis ce jour du 03 Juillet 1962, le peuple a mis fin et à la légitimité de la présence française sur son territoire dont se prévalaient les colons et la France et à la légitimité révolutionnaire que s’étaient arrachée l’élite révolutionnaire qui avait implicitement été mandatée par les Algériens à mener le combat pour l’indépendance du pays.

Par ce référendum, le peuple s’était approprié la décision de son sort par la voie des urnes. Ainsi, la légitimité démocratique s’était-elle imposée aux deux belligérants. Ce référendum était transparent et entaché d’aucune irrégularité.

Je dois reconnaître que depuis ce jour, aucune élection ne sera libre et transparente. Les vieilles pratiques instaurées par la France coloniale depuis l’introduction de l’institution électorale en Algérie que ce soit pour le vote des Djemaa ou des Assemblées, pour résumer la méthode Marcel-Edmond Naegelen, ces vieilles méthodes ont repris leurs «lettres de noblesse» par le régime mis en place par le Groupe de Oujda. L’indépendance a été confisquée par ce groupe qui continue jusqu’à nos jour à usurper la volonté générale des Algériennes et des Algériens qui, en dépit de leurs révoltes sporadiques, finissent toujours par s’y soumettre.

Abdelaziz Djeffal

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Commentaires (4) | Réagir ?

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Atala Atlale

Messieurs Djeffal et Boumaaza. Allons nous rester indéfiniment à nous nous accuser sur le plan historique, en ressassant nos responsabilités sur l'abdication en 1962 du gouvernement provisoire de la république algérienne conduit par Messieurs Ferhat Abas ou Benkheda Youcef, ce dernier disait qu'il voulait éviter une guerre civile meurtrière après plus de 7 années de lutte pour l'indépendance. Il est vrai que le coût à l'époque aurait été moindre - je présume - que celui d'aujourd'hui où l'on voit une engeance s'accaparer le pouvoir, le pays et ses ressources au terme duquel le pays court le plus grand risque de dislocation et de chaos, jamais imaginé par ceux qui avaient manqué de "courage" pour imposer un pouvoir civil. Beaucoup d'erreurs ont été assurément commises par tous les responsables civils ou militaires qui se sont succédé dans ce pays. Mais aujourd'hui au lendemain de cette mascarade, ne serait-il pas préférable de penser à l'avenir ?

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El habib BOUMAAZA

N'’ai-je pas le droit de douter de tout ?

Mots clés : Bouteflika, Pouvoir, Présidentielle, Politique, Fraude, Système, GPRA, Mascarade

Seul le référendum d’autodétermination, organisé par un Exécutif Provisoire, a été transparent et honnête.

D’ailleurs, c’était un référendum qui a départagé les deux parties en conflit par les urnes mettant ainsi fin à la légitimité coloniale et à la légitimité révolutionnaire dont se réclamait le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne.

Par leur vote, les Algériennes et les Algériens de l’époque et qui n’avaient pas encore acquit leur citoyenneté pleine et entière, s’étaient décidé (e) s à être libres et indépendants à une large majorité.

Depuis ce jour du 03 Juillet 1962, le peuple a mis fin et à la légitimité de la présence française sur son territoire dont se prévalaient les colons et la France et à la légitimité révolutionnaire que s’étaient arrachée l’élite révolutionnaire qui avait implicitement été mandatée par les Algériens à mener le combat pour l’indépendance du pays.

Par ce référendum, le peuple s’était approprié la décision de son sort par la voie des urnes. Ainsi, la légitimité démocratique s’était-elle imposée aux deux belligérants. Ce référendum était transparent et entaché d’aucune irrégularité.

Je dois reconnaître que depuis ce jour, aucune élection ne sera libre et transparente. Les vieilles pratiques instaurées par la France coloniale depuis l’introduction de l’institution électorale en Algérie que ce soit pour le vote des Djemaa ou des Assemblées, pour résumer la méthode Marcel-Edmond Naegelen, ces vieilles méthodes ont repris leurs «lettres de noblesse» par le régime mis en place par le Groupe de Oujda. L’indépendance a été confisquée par ce groupe qui continue jusqu’à nos jour à usurper la volonté générale des Algériennes et des Algériens qui, en dépit de leurs révoltes sporadiques, finissent toujours par s’y soumettre.

Abdelaziz Djeffal

Mr. Djeffal,

un grand respect de votre évaluation, C'est sur que ce que vous prétendez est exact. Mais pourquoi toujours, non pas seulement vous mais d'autres intervenants imminents parlent du clan d'Oujda ? Est ce Oujda qui est responsable ? ou la mentalité des Oujdis ? Je ne crois pas.

Il y a une dictature militaire qui s'est instaurée depuis 65 et elle a trouvé une base favorable et le peuple d' 1 million de chouhada était juste pour camouffler. Ceux d'Oujda ont bien vécu à Berkane et Ahfir et dont bon nombre ont apporté leur soutien à la révolution et finalement il ont trouvé leur membres de familles éjectés en 1974-75 par ce minable de Houhouari Boumedienne et son sbir Bouteflika débarqués par des camions à la frontière non pas à Rabat ou Casablanca mais à Oujda et Aahfir lieux de départ de la résistance algérienne contre la France.

Que quelqu'un me contrarie.......

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