Mouloud Hamrouche déclare

L'ancien premier ministre Mouloud Hamrouche.
L'ancien premier ministre Mouloud Hamrouche.

Nous reproduisons la déclaration de Mouloud Hamrouche intégralement pour nos lecteurs.

Notre pays vit des moments sensibles qui vont conditionner son avenir immédiat et profiler irrémédiablement son devenir, au delà de la présidentielle, indépendamment du fait que le Président soit candidat ou pas, par l’arrivée de nouvelles générations aux postes de responsabilité.

Pour que notre pays vive ces échéances dans la cohésion, la sérénité et la discipline légale et sociale, il est primordial que les différents intérêts de groupes, de régions et de minorités soient préservés et garantis. De même qu’il est impératif que l’État préserve tous les droits et garantisse l’exercice de toutes les libertés. Ceci est essentiel pour assurer la sécurité, renforcer les avancées, corriger les distorsions, et éliminer les failles.

Faut-il rappeler ici et maintenant que la renaissance de notre identité algérienne et notre projet national ont été cristallisés, abrités et défendus, successivement, par l’Armée de Libération Nationale, puis, l’Armée Nationale Populaire ?

Cela n’a été possible que grâce aux hommes qui ont su trouver des compromis et élaborer des consensus. A chaque étape et à chaque crise, ces hommes ont su préserver l’unité des rangs, la discipline et transcender tout clivage culturel, tribal, régional en préservant l’identité et le projet national.

Faut-il convoquer aujourd’hui, la promesse d’édifier un État moderne qui survit aux hommes, aux gouvernements et aux crises ? Faut-il rappeler encore l’engagement pris de poursuivre le processus démocratique ? Faut-il invoquer la promesse de continuer la réforme ?

Nos constituants sociaux ne peuvent s’accommoder de pouvoir souverain sans contre-pouvoir. Il ne peut y avoir d’exercice d’un pouvoir d’autorité ou de mission sans habilitation par la loi et sans un contrôle. Il y va de l’intérêt et de la sécurité de l’Algérie, de tous les Algériens et de toutes les régions du pays.

C’est à ces conditions, que notre Armée Nationale Populaire assurera sa mission plus aisément et efficacement et nos institutions constitutionnelles assumeront clairement leurs rôles et fonctions.

C’est à ces conditions aussi que notre peuple persévèrera dans la voie du progrès, de l’équité et de la solidarité entre toutes ses composantes sociales, et appréhendera les enjeux, tous les enjeux et relèvera les défis, tous les défis d’aujourd’hui.

C’est à ces conditions que notre État demeurera crédible, sérieux et fiable pour ses partenaires et ses voisins.

Chaque crise a ses victimes et ses opportunités. Évitons de gâcher ces nouvelles opportunités ou d’avoir de nouvelles victimes. 

Alger le 17/02/2014

Plus d'articles de : Communiqués

Commentaires (9) | Réagir ?

avatar
Khalida targui

bravo Osiris, qu'ils partent tous tous pareils l'Algerie n'en veut pas, les gens dehors ne parlent pas de politique ils s'en foutent, ils veulent du lait ils veulent se soigner ils veulent la securité si quelqu'un leur donne ces 3 bagues de Souleiman, ils voteront pour lui meme si c'est bliss

avatar
ahmed djaber

Vous parlez de compromis, d'entente, d'unite nationale. A ce que je sache, Abane Ramdane a été etrangle au Maroc, Amirouche a été dénooncé a l'armée française, Krim a été pendu, en 1963, des milliers de Kabyles ont été massacrés par l'armée populaire. Dans toute cette histoire, les dindons de la farce, sont les kabyles qui auraient du prendre l'offre de De Gaulle. Quant a Ouyahia, bien fait pour sa gueule, de toute façon, la Kabylie ne sera que plus laisée sous son reigne, comme c'était le cas en 2001.

visualisation: 2 / 8