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Algérie-Stratégie Industrielle : la nouvelle coquille vide du ministre Temmar
le 27 Avril, 2008 17:38:00 | 2895 lecture(s) | Voir Réactions
Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, la théorie économique se limitait à l’optimisation et aux moyens de coordination aux marchés. Elle excluait ainsi de facto de ses préoccupations le champ de la gestion, au prix d’une conversion de l’économie théorique en économie normative. Les économistes ont depuis lors redécouvert l’entreprise, et beaucoup d’entre eux portent même désormais un intérêt passionné au fonctionnement interne de l’organisation. Ma vision n’est donc pas celle d’un économiste mais d’un consultant en gestion industrielle, dont la fonction essentielle consiste à analyser les systèmes d’entreprises, à corriger leurs dysfonctionnements, et construire des stratégies industrielles afin de les aider à atteindre des objectifs de performances (compétitivité, rentabilité, satisfaction des clients…).
L’histoire de l’économie algérienne se résume principalement en trois périodes phares :
Avant les année 80, lorsque l’Algérie avait adopté un système soviétique basé sur les nationalisation de tous les secteurs clés − banque, hydrocarbures, mines…etc.−, et mis en œuvre un plan d’investissement dans diverses industries lourdes avec un objectif de créer une industrie industrialisante. Ce plan centralisé alimenté par les ressources pétrolières avait donné naissance à de grandes sociétés publiques qui se sont essoufflés durant leur existence en raison de l’absence d’une gestion transparente et performante. Ces entreprises étaient toutes en sureffectifs, presque toutes déficitaires (sauf celles des hydrocarbures) ; elles ne visaient que le marché local (en principe), celui de certains pays socialistes et africains. La raison principale de cet échec est que l’entreprise publique n’était pas seulement une entreprise qui crée des richesses, mais aussi une institution chargée d’un rôle social et idéologique.
La période des années 80. L e contre choc pétrolier de 1986 a porté un coup dur à une l’économie quasiment rentière. Commencée en 1983/1984, la crise économique en Algérie a été aggravée, dés 1986, par les chutes des prix du pétrole et du dollar qui ont réduit les revenus des exportations, fondés à 97% sur les hydrocarbures. L’Algérie s’engage alors dans une restructuration de ses entreprises publiques. l’Etat les éclate alors en plusieurs centaines entreprises publiques de taille moyenne ou petites, selon un glissement vers un mode horizontal, contrairement au schéma vertical précédent . Certains analystes et observateurs économiques voient même dans cet événement une première rupture avec le modèle Soviétique. Si on considère que l’économie fait bouger les lignes des marchés, et la gestion étudie le fonctionnement des entreprises, on peut considérer que cette restructuration est une sorte de lifting apporté au modèle soviétique par une nouvelle gestion de ces entreprises publiques. L’ancien modèle, certes a généré une gestion opaque et anarchique, mais avait un avantage fondamental, celui de la trésorerie. Ainsi les activités les plus performantes étaient solidaires avec celles qui l’étaient moins. Sur le plan économique, les lignes des marchés n’ont pas substantiellement bougés, et sur le plan de la gestion, les rendements des entreprises restructurés n’ont guère donné de meilleurs résultats. Ainsi, l’Etat, voulant alléger son interventionnisme financier, a continué d’équilibrer les comptes de ses entreprises à coup de millions et de milliards de dinars. L’éclatement en entreprises autonomes, sans aucun plan d’assainissement, a rendu cette restructuration tout simplement suicidaire.
Echec des privatisations : le cauchemar continu
La troisième et actuelle période. Au début des années 1990, l’Algérie se rapproche des institutions de Bretton Woods en vue de conclure un premier accord d’ajustement structurel. Accord en vertu duquel, elle concrétise son passage à l’économie de marché, dans le contexte du libre échange et de la mondialisation. En contre partie de facilités de financements, l’Algérie se retrouve donc encadrés par le FMI, la Banque mondiale et l’Union européennes, qui l’obligent à amorcer un processus de relance économique, ouvrant ainsi pour la première fois dans son histoire, un énorme chantier de réformes afin d’adapter le droit Algérien à cette économie du marché . Maintenant que l’économie a des lignes claires, on peut dire qu’il ne reste effectivement qu’à travailler sur le plan de la gestion industrielle, en vue d’offrir au pays une réelle stratégie. Pourtant, le problème de la rentabilité des entreprises publiques n’étant pas été solutionné par le passé, l’Algérie se retrouve de nouveau confronté à ses anciens cauchemars. La privatisation des entreprises déficitaires était l’une des premières pistes du gouvernement de Bouteflika. En 2004, 904 entreprises étaient destinés à la privatisation ; quatre ans plus tard, il en reste encore 800 qui n’ont pas trouvé de preneurs : autrement dit, l’Algérie a privatisé quelque 104 entreprises, soit une moyenne de 26 par an. A à ce rythme là, il faudrait 30 ans pour privatiser le reste, ce qui est inacceptable. Les raisons de l’échec de la privatisation des entreprises publique sont dues, à mon avis, d’abord à l’absence de gestion et de régulation du marché local, et à l’ouverture sauvage aux importations. Cette nouvelle concurrence agressive a piégé les entreprises publiques qui ont rétrécir de jour en jour leurs parts de marché dans le local . Quant à l’export, point d’espoir ! L’entrée en vigueur des accords avec l’UE a permis aux produits européens, exonérés de taxe de douanes, d’arriver sur le marché algérien. Sans parler des diverses opérations d’imports sauvages et mafieuses de produits dont les droits de taxes douanières sont régulièrement détournés par leurs bénéficiaires. Tout cela a fait que ces pauvres entreprises publiques de production se sont retrouvées au bord de l’agonie.
Les bricolages de Hamid Temmar
Face à cet échec, une nouvelle réorganisation est adoptée qui consiste à regrouper ces entreprises au sein de société de gestion (SGP) afin de les maintenir en activité jusqu’à leur privatisation. Or, justement ces privatisations se font toujours attendre et les SGP montrent très vite leurs limites. Et voilà qu’au cours d’un prétendu séminaire de réflexion sur la stratégie industrielle, M. Temmar, qui s’était vu dessaisir du dossier privatisation au profit des anciennes tutelles ministérielles puis avait retrouvé ses prérogatives un mois plus tard, annonce son intention de créer… 13 nouvelles grandes entreprises nationales à partir des entreprises publiques existantes( elles-mêmes promises à une privatisation qui n’a pas eu lieu), dans divers secteurs : pétrochimie, pharmacie, sidérurgie, transport aérien et de les renforcer à coup de millions ou de milliards de dollars. La décision du Ministre illustre parfaitement le bricolage des stratèges en matière industriel. Après avoir fait, défait et refait, structuré, déstructuré, restructuré, nous voilà presque revenu à la case départ. Aujourd’hui, force est de constater que ces pseudo stratégies industrielles, autant celles d’hier que la dernière et énième annoncée par Hamid Temmar, n’ont mène à rien d’autre qu’à des impasses. Elles ont été très coûteuses et ont fait perdre un temps précieux aux pays. Pas moins de 17 milliards de dollars ont été consacrés, entre 2000 et 2004, à la stabilité macro-économique du pays, et je vous laisse imaginer les futurs milliards qui seront encore dépensés pour la création de ces nouvelles sociétés, sans savoir d’avance leur impact sur l’économie algérienne. Cet énième scénario, inquiétant à plus d’un titre, me réconforte dans l’idée que l’Algérie souffre réellement de manque d’experts en stratégies industrielles. Le plus choquant aujourd’hui n’est pas tant le fait de chercher à créer des nouvelles entreprises publiques forte, mais plutôt l’absence de méthode et de démarche qui justifieraient telle ou telle décision. M. Temmar est en train de faire du rafistolage et c’est la raison pour laquelle ses propositions n’apporteront pas de solution aux problèmes de l’industrie algérienne. Comme dit l’adage populaire, il met la charrue devant les bœufs et continue de taper sur les l’attelage jusqu’à ce qu’ils crèvent. Sa stratégie est une coquille vide qui déboule sur un marché encore désorganisé.
Tous ensemble pour une stratégie industrielle crédible
Pour être viable et fiable le schéma directeur d’industrialisation doit être le fruit d’une réflexion entre Experts en Gestion industrielles et des chefs d’entreprises publiques et privées.. Ce schéma directeur sera un outil qui fixera les objectifs et permettre de déduire les différents plans d’industrialisation du pays par région et par secteur d’activité. Chaque région Algérienne a ses atouts, et il est absurde qu’une ville comme Tiaret, réputée pour son agriculture et son cheptel, au lieu qu’elle soit choisie pour développer l’industrie Agroalimentaire par exemple, il lui a été affecté une usine de montage de voiture dont personne n’en veut, et une raffinerie de pétrole sans se soucier de son environnement ni de l’absence d’un port maritime. Le schéma directeur industriel doit donc pallier aussi à ces choix absurdes, qui font qu’aujourd’hui les projets de développements sont distribués en fonction des origines des ministres ou du chef de gouvernement. L’Algérie se doit de développer en priorité les secteurs où elle est en meilleur position pour affronter la concurrence mondiale ; par exemple, le domaine de la plasturgie qui souffre de la hausse de la matière première et de l’énergies. L’industrie est un puzzle ou chaque secteur d’activité doit être suffisamment développé pour contribuer à développer un autre, et ainsi de suite. La régulation du marché doit aider cette réorganisation, en luttant sérieusement contre la corruption et l’importation sauvage et en apportant un certain dosage de protectionnisme qui pourrait se traduire essentiellement par deux points : 1/ inciter les exportateurs à produire en locale en contre partie de l’accès au marché local , et 2/ protéger certains marchés fragiles de la concurrence étrangère jusqu’à que tout risque de nuisibilité sociale soit écarté.
Fouzi ALB, Consultant
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Réactions (15 poste(s))
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Posté par Athsaada, 05 Mai, 2008 23:41:03A propos de « Stratégie industrielle » et d’autres choses encore Le débat engagé autour de l’article de « ALB consultant en gestion » est un signe que les algériens au moins ceux qui interviennent dans ce forum du Matindz ne sont pas aussi désintéressés de la « chose publique » que le pense une certaine opinion. C’est un démenti à l’affirmation que « les algériens sont devenus des tubes digestifs nourris à la rente » …pour peu qu’ils dispose d’un espace où ils peuvent jouir d’un droit civique minimal : être libre de dire et d’exprimer leurs opinions et leurs vérités. Aussi, parler de « choix d’options », « d’orientation à long terme de notre économie » et de modèle stratégique » est un acte social salutaire qui fortifie le désir de vivre ensemble. Essayons donc d’exposer nos idées, comme tente de le faire l’auteur, avec un souci de méthode et d’analyse et d’en tirer des idées générales à soumettre à la critique. Pour revenir au sujet, depuis vingt ans, au moins, chaque gourou et sa « hachia», en charge les affaires économiques, placée au niveau des «vrais décideurs» compose «les paroles et la musique» de la «réforme» ou «nouvelle politique économique» tous seul, en solo et plus grave,en vase clos. Bien sûr, il se doit, d’abord, de plaire au Prince et sa cour. Il tente ensuite de faire chanter «la chorale» convenablement. Autrement dit, elle demande aux «gestionnaires» d’exécuter leur partition. Résultat, l’orchestre peut changer, au gré des rapports de forces, mais les choristes demeurent. Ils sont capables de chanter, sans talent, toutes les partitions et sont assurés d’impunité tant qu’ils ne désobéissent pas au « chef » et n’expriment aucune velléité à chanter leur propre air, à leur propre compte. La stabilité de l’ensemble est dans l’art de tenir la baguette ! Cette comparaison un peu schématique, je l’avoue, n’est pas loin de la réalité. Car quel est le constat depuis deux décennies? Ce sont les mêmes «grands gestionnaires» qui sont boulonnés aux fauteuils des entreprises publiques! Ils « chantent à tue-tête » la partition et rouspètent «en silence», «au fond de leur cœur», des bévues, des inconséquences et des gabegies !!! Très peu, trop peu ont osé faire un bilan, produire un écrit de leurs expériences, des succès et des erreurs en matière de gestion économique et en évaluer les pertes subies ne serait ce que dans le secteur qu’ils ont eu à diriger ! Mais ils sont nombreux à s’en tenir au seul credo de «manges et fait manger», parfaite illustration de la culture managériale des élites des systèmes rentiers qui fonctionnent selon «l’ignorance de second degré» comme le qualifie le Professeur Hafsi de l’UQAM. Cette «attitude pratique» explique leur longévité qui est, généralement, inversement proportionnel à leur compétence. Je pressens que ceux qui réagiront à mes propos, me reprocheront de m’acharner si les « sous fifres » et d’oublier ceux qui sont dans le « cercle des décideurs ». J’assume d’avance ce reproche et donne mon argument : même dans un « système clos » comme celui que connaît notre pays, il est possible de refuser de servir les causes et les intérêts illégitimes sans avoir forcément à être obligé de se déclasser. Pour peu que le poste de cadre occupé soit le résultat du mérite personnel et d’une compétence éprouvée et point d’un quelconque passe droit! Les centaines de milliers de cadres- dont certains se sont imposés avec brio dans d’autres carrières y compris sous des cieux où la compétition est rude- qui ont quitté leur poste ou pris leur retraite prématurément pour ne pas perdre leur âme et garder cette possibilité de se regarder dans une glace sans avoir à rougir, même s’ils affrontent des fins de mois difficiles et, parfois, les sarcasmes venant de proches, leur reprochant leur naïveté et leur manque d’audace…à s’enrichir ! Bref, tout ce détour pour préparer celui qui aura l’amabilité et la patience de me lire à comprendre mes propos. En fait, je crois que nous sommes victime d’une illusion collective : nous croyons qu’une stratégie industrielle va réussir parce qu’elle est, sur le plan formel, énoncé dans un langage qui répond à notre attente et que son contenu ne déroge pas trop au consensus du moment. Mais de l’intention, fut elle la meilleure, à l’acte concret, à la réalisation, il y a un «espace» qui peut être vide ! La réussite en économie se constate d’abord à travers l’entreprise et ses acteurs y compris son environnement. C’est des « produits et des services » qui satisfont les clients, que l’on peut acquérir en contrepartie de paiement du juste prix et qu’accompagnent les garanties de qualité, de sécurité, etc. promises par contrat explicite ou implicite. C’est des droits du consommateur respecté par l’entreprise et le cas échéant par le recours à la loi. C’est également un pouvoir d’achat des salaires y compris ceux au minimum qui permet une vie décente, en fonction des ressources du pays et du niveau de vie général. C’est aussi des managers « professionnels », récompensés selon leurs performances, définis par indicateurs fixés au préalable et sanctionnés, en cas de pertes dues à leurs décisions de gestion. Ce sont des cadres, techniciens et employés, créateurs des richesses au sein des entreprises et exerçant leurs droits à participer aux décisions engageant l’avenir de leurs entreprises. Et on peut ainsi aller, de niveau à niveau, de bas en haut et remonter toute la «chaîne» constitutive de la création de valeurs dans une économie dont la solidité se mesure à la « résistance du maillon le plus faible » ! Pour résumer mon opinion sur ce sujet qui a pris prétexte de la «stratégie industrielle », je poserais quelques questions : - Comment expliquer que les dirigeants de l’économie qui qualifiaient vingt ans durant, avant même d’être en poste, le tissu industriel algérien de « quincaillerie, juste bonne à envoyer à la casse » font un revirement à 180° et trouvent aujourd’hui des vertus à ce dernier, après l’avoir « mis KO » par moult décisions où le mépris, le laisser-aller volontaire et la corruption ont été les outils de gestion de prédilection ? Oseront ils relire les coupures de presse, réécouter les enregistrements d’interviews et de conférences (elles existent certainement à l’entv et ailleurs) ? Ou bien craignent ils que cela leur procure ce sentiment de culpabilité qui pousse homme d’honneur à faire son mea-culpa, à demander pardon aux Hommes et à Dieu, avant de se retirer? On peut toujours rêver ! - Qui osera les assigner pour « crimes économiques »? - Qui croira qu’avec les gestionnaires actuels qui ont « avalés toutes les couleuvres », il soit possible de trouver des compétences en mesure de se lancer dans la compétition économique ? - A-t-on médité l’avertissement d’un homme d’état qui a dit que « l’économie est une affaire trop sérieuse pour la laisser entre les mains des économistes » ? Ce dernier parlait, certainement, de son pays et pensait aux électeurs à qui il devait rendre des comptes ! Pour clore mon propos, je pense que tant que cette «bande des quatre» sera aux affaires, il est illusoire d’attendre à ce que vienne une quelconque impulsion positive d’en haut ou même de la périphérie ! En attendant, il faut agir, encore agir pour que des leaderships, se construisent et émergent dans chaque métier, chaque secteur, chaque région et ce, dans tous les domaines qui peuvent servir l’entreprise et l’économie, des femmes et des hommes portés par la rage de vaincre et de prouver que l’Algérie, « Djazairouna », sait créer de la richesse, utiliser à bon escient la manne pétrolière et sera capable de construire une société vivable, une économie durable nourrie de valeurs humanistes respectueuses des droits de chacun et de la liberté de tous. Cette ambition sera réalisera rapidement pour peu que les hommes du pouvoir qui ont consommé leur crédit et démontrer leur inconsistance cèdent, pacifiquement et démocratiquement, la place à ceux qui sauront trouver le chemin de la performance à l’économie algérienne. Bonne fête du 1er Mai à tous ceux qui vivent de leur travail honnête
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Posté par Jean-Pierre ( Economiste ), 04 Mai, 2008 22:31:16Cet article est très bien fait, et met en valeur 3 choses importantes : 1/ il y'a un problème de gestion en Algérie très sérieux, et je suis heureux que vous parliez de Gestion industrielle, qui est Effectivement la seule réponse concrète au désordre économique Algérien, et notamment son industrie, 2/ il y'a sans sans aucun doute , aussi un problème de gestion du marché local, alors je ne veux pas parler de protectionnisme, mais Effectivement il y'a des interets à proteger, et la vie des entreprises publiques qui ont besoins d'être modernisés dépendent éssentiellement de ce marché local, qui est en proie à des spéculations de toutes sortes intérieures comme Extérieures . 3/ Enfin les fléaux de la corruption qui gangrènent l'économie Algérienne ont besoins de mesures courageuses et très fortes .Il n'est pas admissibles que de gens malintentionnés dans les administrations Algériennes sabotent l'économie de leur pays, juste pour des interets personnels. Cette réflexion est pertinente, et manque dans le paysage de la presse . Comment répondre aux problèmes de l'emploi ? comment faire émerger une industrie gagnante et performante ? comment développer les exportations Algériennes ? et comment remèdier aux hausse spéculatives du marché local ? ce sont des sujets aussi importants que la liberté et la démocratie . Bonne continuation, et encore une fois, très surpris par la qualité de l'article !!!
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Posté par mouloud, 03 Mai, 2008 12:17:37Bonjour, Je pense, comte tenu des dégats de 50 ans de catastrophe économique et social, le nouveau gouvernement qui verra le jour après la CHUTE prochaine du système FLN, devra, sans tabou ni complexe faire appel à un économiste de renommée mondiale qui (SEN par exemple ou d'autres car il y en a pas mal) pour faire l'état des lieux exhaustif de la santé de l'économie et définir une stratégie de sortie de crise. C'est la seule issue et le salut. Tous ces apprentis sorciers, nuls et démago (benachenou propose le partenariat avec l'asie) pourquoi ne l'a t-il pas fait quand il était au pouvoir? Cordialement. Mouloud
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Posté par Hellal, 02 Mai, 2008 22:35:25Une question à quatre sous à notre Ministre illusionniste Mr. Temmar : " Qu'en avez-vous fait Mr. Le Ministre des milliers de cadres qui ont été formés dans les Grandes écoles et du transfert de technologie acquis rubis sur ongle de l'époque de Boumédiène ? Par votre imprévoyance , votre arrogance et votre entêtement ,vous avez fait subir à notre pays la punition de Sysiphe comme dans la légende .Nous meritons mieux , nous méritons des Gouvernants à la hauteur qui puissent nous sauvez de cette situation ,qui puissent nous libérer et qui engagent le pays dans la bataille du développement économique , du développement technologique et scientifique pas dans celle de la privatisation féodale et bourgeoise , celle des soutiens politiques rémunérateurs , celle des manigances élèctorales et des compromissions de toutes sortes avec la mafia et les charlatans ou celle de la corruption financiére etc...etc...
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Posté par Hellal, 30 Avril, 2008 22:44:24C'est la stratégie du dernier quart d'heure , celle qui consiste à sauver les meubles aprés la banqueroute et le fiasco de la privatisation moyen-âgeuse et sauvage conçue par nos think-tanks . Aprés l'échec consommé de cette privatisation tout azimuts qui a faussé tous les espoirs on en vient a se rappeller qu'il existe un secteur public qui végéte et qu'il faut ressuciter avec une participation minoritaire du privé , quelle belle trouvaille aprés tout ce temps perdu ! Aprés toute la destructuration , la débandade ,la ruine , le sauve-qui-peut qui ont été provoqué dans le secteur public , ce parent pauvre de la politique néolibérale du Systéme Bouteflika .Bizarrement,Ils cherchent maintenant à gagner du temps aprés en avoir trop perdu , trop dilapidé .Le bon sens voudrait que l'on tâche plutot de rattraper le temps perdu avant de penser à en gagner comme le fait à présent Mr. Temmar .Sans prétention aucune , il est admis partout que les mauvais élèves sont ceux qui font les classes de rattrapage .
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Posté par yazid, 30 Avril, 2008 22:02:55c honteux l autoroute a el kala. c' est imbécile criminel et honteux ! signé un amoureux de la calle et des callois
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Posté par mouloud, 30 Avril, 2008 16:42:34Bonjour, Ce n'est pas de l'obsession, mais presque de ma part: Comment parler de stratégie industrielle avec un ETAT Totalitaire et fasciste: Qui construit des usines provisoires pour tuer le pays, sa nature et la résistance de ses populations: Je reviens au PARC KALA: N' ya -t-il VRAIEMENT RIEN à faire contre le ROULEAU compresseur, l'arbitraire et le déni total de tout droit: Mr GHOUL: l'autoroute fait partie de notre pays , notre nature: qu'elle DOIT respecter, en plus de la nécessité pour VOUS et VOTRE PRESIDENT derriere qui vous vous abriter pour justifier votre CRIME: Le parc est CLASSE et PROTEGE: il y a bien une LOI!! que vous avez décidé de PIETINER: Vous etes criminel et HORS la loi, loi à laquelle vous etes tenu !! Chers COMPATRIOTES, faisons TOUT, à TOUS les niveaux pour DENONCER et ARRETER cette barbarie. GHOUL, votre autoroute ne mènera pas au paradis mais l'enfer et les accidents mortels: Votre autoroute ne passera pas. Si par malheur, elle passait, vous l'aurez sur la conscience et demain lorsque enfin l'algérie aura des patriotes et non des lèches bottes de votre espèce, elle sera détruite. Sauvez votre face, au moins. J'appelle les citoyens à REAGIR face à ce massacre et ce FASCISME. Tous les moyens, à tous les niveaux pour que le CRIME cesse. Cordialement. mouloud
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Posté par ella, 29 Avril, 2008 22:34:49la sociéte civile doit s'impliquer les organisations et associations doivent se conjuguer pour éviter ce crime contre la nature. Encore une fois de plus ce système suicidaire n'a n'égligé aucun domaine dans le délabrement. Seule une réponse réponse des hommes dignes de ce pays peut éviter la catastrophe.Ce n'est plus des être humains mais des robots sans intelligence...
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Posté par mouloud, 29 Avril, 2008 11:33:04Bonjour, A M Benchicou, au Matin et tous les lecteurs respectables: Un appel Le ministre, qui porte bien son nom, GHOUL, a ainsi DECIDE, non seulement d'ignorer ce qu'il a promis et convenu avec les associations de TARF, ne pas violer le PARC en faisant passer l'aotoroute, mais porte une atteinte irréversible à ce dernier patrimoine. Ne rigoler pas: Il promet de planter et replanter les arbres pour remplacer les CENTAINES d'HA du Parc qu'il a commencé à piétiner!! Chers amis: A t-on le droit de rester silencieux devant ce fait accompli? ce crime écologique? ce crime contre le patrimone national? Je lance un APPEL pour que soit DENONCES par TOUS les moyens cette lacheté, cette abdication, ce crime commis au nom d'un Président qui signe l'arret de mort de notre patrimoine et faire plaisir aux lobbys de la mécanique et autres affairistes. Organisons sur place avec les associations une marche pour arreter les buldozers déja lancés contre le Parc. Je suis ecoeuré, choqué. J'espère que TOUT soit mis en oeuvre pour faire reculer ce sinistre projet. Agissons vite. évitons le fait accompli? D'autres actes crimineles suivront. Cordiales salutations. Mouloud.
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Posté par Khalid M, 28 Avril, 2008 18:19:57Aussi soit louable cet article. Il reste assez en aval par rapport à ce que l'Algérie a besoin. L'Algérie a besoin de réformes politiques majeures. les réformes économiques et institutionnelles ne seront réussi qu'une fois le pouvoir algérien actuel cède la place. Le blocage vient d'en haut, du sommet du pouvoir (Bouteflika ou autres) je ne sais point. Le pire, c'est que personne ne sait d'où. Une fois ses réformes abouties, le reste c'est de la technique.
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Posté par Arbi Elhadj, 28 Avril, 2008 13:25:21Remercions le Bon Dieu pour notre sous-sol. Demain sera un autre jour.
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Posté par hoggar, 28 Avril, 2008 11:45:56Dans cet article, M.TEMAR est justement critiqué, mais que les choses soient claires, ces critiquent ne dédouanent certainement pas les autres ministres et le chef du gouvernement qui brille par son manque de coordination . Si on considère l'état comme un système à étudier, on voit très vite que les fonctions, planification, coordination, et suivi sont très absentes . Exemple, le projet des 1 million de logement, c'est un projet ambiteux et utile pour le pays, ok, mais la gestion correcte de ce dossier aurait dû permettre avant son lancement d'évaluer les besoins, en matériaux de construction, en ressources humaines, en inginéering... . le résultat ça aurait été aussi des plans de renforcement des capacités de production de nos cimenteries et autres usines matériaux, ou en créer d'autres par des investissements notamment privés locaux, financés par des banques publiques, ou en joint-venture avec des entreprises spécialisée étrangères, et non pas avec des sociétés spéculatrices comme orascom, qui se fait financer par les banques Algériennes ses cimenteries, et qui vendent dans un second temps ses parts à Lafarges , en empochant d'énormes plus values. et la cerise sur le gateau, la pénurie du ciment, c'est absurde et c'est honteux.Cette gestion de projet aurait du permettre de lancer des plans de formations professionnelles et éventuellement créer de nouveaux instituts et écoles, en résumé , ce projet génère une charge qui aurait dû permettre à l'économie Algérienne de se développer par la création d'entreprises, par le plein emploi, par la formation qualifiante, et l'acquisition du savoir, et de la technolgie...etc Tous ces projets l'auto'route, les chemins de fer, le 1 million de logement ...etc, sont de bonnes opportunités pour créer une nouvelle dynamique pour notre économie, et il faut éviter le clé en main qui écarterait les entreprises locales . Je suis conscient que nos entreprises locales ont leur insuffisances, mais justement il faut les aider à combler ces dites insuffisances soit par la formation, soit par les associations avec des entreprises étrangères spécialisées .J'ai du mal à comprendre qu'on laisse orascom investir avec du fric Algérien dans des créneaux juteux comme les matériaux de constructions,et les laisser alimenter un marché de spéculation basé sur la pénurie, alors que ces invetissements auraient du aller à, soit des entreprises publiques, ou privées ou semi privées, ou mixtes...etc mais locales, c'est à dire Algériennes .Je serai curieux de savoir est-ce que le financement d'orascom par les banques publiques ne stipule pas une clause qui donnerait à ces dites banques la possibilité de controler ces cimenteries en cas de rachat ou de cession des parts . Orascom a vendu ses part dans les cimenteries à LAFARGES, qui est un vrai professionnel, alors la question qui se pose, pourquoi ne pas avoir associé dès le départ Lafarges au lieu d'un intermédiaire comme orascom, et en plus LAFARGE apporterait réellement ses capitaux, et il n'a même pas besoin de financement publique qui devrait être réservé au développement des entreprises Algériennes locales .Même remarque pour l'usine d'ammoniac entre Sonatrach et Orascom . il doit bien y avoir dans ce pays d'autres patrons comme celui de cévital qui pourraient construire et gérer des groupes Algériens ambitieux , au lieu de distribuer des cadeaux à Orascom, qui n'a d'Algérien que son côté opportuniste et spéculateur . Donc Stop aux spéculateurs, et allez directement vers les détenteurs des technologies et du savoir !!!!
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Posté par hoggar, 28 Avril, 2008 11:45:56ca serait bien que les patrons Algériens interviennent pour apporter leur témoignages, leurs vécus, et leurs suggestions, ce qui pourrait créer un débat utile pour l'avenir de l'industrie Algérienne . Et c'est bien cela le concret, et non pas ce que Ouyahia sera ou va faire .L'industrie est le coeur de l'économie, et l'économie est ce qui ferait de l'Algérie un pays prospère ou pas, soyez en conscient !!!
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Posté par hoggar, 28 Avril, 2008 08:32:09l’Article expose clairement et succinctement l’histoire de l’industrie Algérienne, il en ressort clairement que si les modèles économiques qu’ils soient socialiste ou libéral ont bien été imposés à l’Algérie, la gestion par contre, a été hélas à chaque période absente, et n'a jamais été au rendez vous .La Gestion industrielle est aujourd’hui une science assez large qui regroupe en son sein par exemple, l’organisation industrielle, l’informatique industrielle, la gestion de la qualité, la gestion de production, la gestion des finances…etc, et effectivement quand on voit comment la restructuration des entreprises publiques a été réalisé, il y’a effectivement de quoi s’inquiéter, notamment sur le plan gestion encore une fois . Aujourd’hui la question qui se pose est la suivante : Entre stratégie industrielle et politique de concurrence, quelle voie pour l'Algérie ? l’Algérie a indiscutablement besoin d’une stratégie claire et ambitieuse, et l’exemple de Tiaret est révélateur effectivement d’un certain bricolage. Mais la politique de concurrence qui concerne directement le marché local doit être cohérente avec cette stratégie . Je pense qu’il serait par exemple suicidaire d’aller créer une grosse société de produits électroniques et en même temps vous signez des visas d’imports à des importateurs scrupuleux, et vous autorisez des exportateurs étranger à exporter sans se soucier de quotas entre production locale, import, et produits de marques étrangères . Et cette absence de politique de quotas, si elle n’est pas éclairci dès maintenant par des lois, certes protectionnistes, mais légitimes pour donner la chance à la production locale de stabiliser ses part de marchés. J’insiste aussi sur cette formule tellement urgente, qui consiste à proposer aux exportateurs de produire au moins une partie de leur export en contre partie du libre accès au marché local . Quant aux entreprises locales, je pense qu’il faudrait dans le futur privilégier les joints venture avec des entreprises étrangère et impliquer au maximum la bourse dans toute opération de privatisation . Mais sinon, il est claire que le schéma directeur d’industrialisation, est l’étape number one d’une démarche saine et rationnelle, pour optimiser la réussite de la production locale .
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Posté par hoggar, 28 Avril, 2008 00:16:49je voudrai rebondir par rapport à l'idée que l'industrie est un puzzle ou chaque secteur doit être suffisament développé pour permettre le développement d'un autre, on va prendre un exemple : grace au pétrole l'Algérie dispose d'une industrie pétrochimique non négligeable, mais qui doit se diversifier, notamment grace au projet de vapocraquage entre total et sonatrach, qui pourrait permettre si mes infos sont bonnes d'alimenter par exemple l'industrie de la plasturgie, qui elle en se diversifiant et surtout grace à cette matière première et à l'énérgie, l'Algérie pourrait concurrencer sans problème les pays qui abritent les société de plasturgie,dont une partie est sous-traitante de l'industrie automobile, donc elle pourra les attirer vers l'algérie, et la plasturgie pourrait donner un coup de pouce au développement de l'industrie automobile, et ainsi de suite . Donc il y'a effectivement une logique de création et de développement entre les différents secteurs, et c'est pour cela qu'une réflexion est necessaire, avant de se lancer dans ce qui pourrait ne donner aucun résultat . En ce qui concerne les 13 grandes sociétés que Temar envisage de créer, moi je connais au moins une opportunité qui a été loupé ou Temar aurait peut être aidé à créer au moins 3 grosses société utiles et necessaires, c'est l'auto-route Est-Ouest . Quand on veut créer une société, on fait quand même une étude de marché, c'est à dire que cette société a besoins de commandes, or ce projet aurait pu fournir du travail, d'abord dans la construction des ouvrages d'arts, dans la production de matériaux de construction, dans l'inginéering...etc, alors j'espère vraiment que l'état ne fasse pas la même connerie avec la future auto-route des hauts plateaux, et avec les chemins de fer . l'idée est toute simple, il faudrait que ces grand projet profitent à combler nos insuffisance en savoir faire, donc oui investir dans des nouvelles sociétés à l'occasion de ces grands projets puis les pereniser plus tard en prévoyant d'avance de nouveaux marchés le résultat après de ces nouvelles entreprises c'est comme disait le chancelier allemand, les entreprises doivent faire des profits aujourd'hui, pour faire des investissements demain, et créer de l'emploi, après demain !!!

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