Répression à Ghardaïa : Appel à un rassemblement à Paris, le 12 janvier, à 14h

Les Mozabites sont victimes d'une complot diabolique pensé par des esprits criminels
Les Mozabites sont victimes d'une complot diabolique pensé par des esprits criminels

Le Collectif des Amazighs en France appelle solennellement à un grand rassemblement le dimanche 12 janvier 2014 sur le Parvis des Droits de l’Homme de Trocadéro à Paris à 14h, pour se mobiliser et dénoncer la répression violente, exercée par les forces de sécurité algériennes contre nos frères Algériens-Amazighs-Mozabites et afficher notre indignation.

Cet appel s'adresse à tous : organisations, associations, mouvements sociaux et politiques Amazighs et tous ceux épris de justice en France et ailleurs. Ces derniers jours de violents affrontements se sont emparés de la ville de Ghardaïa (Sud d’Algérie) et des bandes de la communauté Châamba (communauté arabophone) s'attaquent aux commerces, habitations et aux paisibles citoyens Mozabites avec la complicité et le soutien des forces répressives algériennes (wali (préfet) police, CRS et gendarmerie).

Agression combinée et orchestrée par l’État algérien contre une communauté désarmée a causé de nombreux blessés en état grave. Des cas de tortures dans des commissariats de police ont été rapportés par les victimes.

Des groupes de jeunes ont saccagé, pillé et incendié des commerces, appartenant à la communauté Amazighe-Mozabite et brulé des véhicules dans plusieurs quartiers, alors que la ville est quadrillée par la police. D’autres encore ont profané des cimetières et des tombes mozabites, et détruit un mausolée ibadite datant du 16ème siècle et classé patrimoine mondial de l’Unesco.

La ville est soumise à un état de guerre à huis-clos, et la population amazighe-mozabite est terrorisée. Nous tenons à condamner énergiquement ces funestes évènements, et mettons les autorités algériennes et la communauté internationale devant leurs responsabilités dans ce qui se trame à Ghardaïa. Il est urgent, en effet, de nous mobiliser pour soutenir nos frères Amazighs-Mozabites de Ghardaïa, d’Algérie, afin de :

- Attirer l'attention des médias sur le sujet.

- Dénoncer la répression policière et militaire orchestrée par le gouvernement algérien et le racisme d'Etat pratiqué et assumé par l’Algérie qui n'hésite pas à mobiliser ouvertement ses moyens répressifs pour participer à l'agression d'une communauté contre une autre.

- Mettre la communauté internationale et l’Etat algérien devant leurs responsabilités et interpeler les démocraties occidentales à mettre en pratique leurs discours sur les Droits Humains, la justice et la liberté.

- Traduire les responsables de ces violences devant la justice.

Pour que le destin de nos frères ne soit pas délaissé aux mains des pilleurs avec la protection des forces de désordre algériennes, nous, Collectif des Amazighs en France, indignés que nous sommes :

- Réitérons notre soutien indéfectible à nos frères Amazighs du Mzab ;

- Réclamons l’arrêt immédiat des expéditions punitives contre nos frères autochtones qui subissent un racisme violent et systématique du régime algérien ;

- Dénonçons et rejetons l'idéologie arabo-islamiste usurpatrice qui vise l'identité amazighe en Afrique du Nord.

Nous appelons à relayer cet appel, à une large échelle.

Contre toute répression, de quelle que sorte que ce soit, notre arme est la solidarité.

Pour tout contact, veuillez vous adressez par courriel à cette adresse : collectif.amazigh@yahoo.com

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Commentaires (4) | Réagir ?

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mounir benmaamar

N'oubliez surtout pas, d'emporter des paquets de mouchoirs à distribuer aux passants, au cas où ils voudraient pleurer avec vous !

A contrario, ça pourrait vous être utile pour une prochaine bouffonnerie publique !

Pauvres égarés identitaires !

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Kacem Madani

En toute franchise, j’aimerais tant être convaincu de l’utilité de tels rassemblements !

Lors de la grandiose marche organisée à Paris pour dénoncer l’assassinat de 128 jeunes Kabyles, il y eu de beaux slogans tels: « Corrigez l’histoire, l’Algérie n’est pas Arabe ! », et le désormais célèbre « Pouvoir Assassin !!! ». Slogans scandés sur des kms de marche, de Nation à République (si mes souvenirs sont bons). A part mon gosier, et ceux de bien d’autres certainement, qui ont en pâtis, que donna cette marche ?

-Rien !

Puisque les médias Français, les premiers concernés par un événement qui se déroule en plein Paris, ont joué à un jeu de complicité grossière avec le pouvoir algérien, au point de n’en souffler le moindre mot!

Tant que la communauté internationale, en premier lieu ses journalistes, se complaît dans un silence complice, faisant du partage du pétrole et du gaz son unique priorité, au détriment de l’émancipation des peuples, nous ne sortirons pas de l’auberge!

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Quelqun EncoreQuelqun

J'irai encore plus loin; les journalistes et les médias en général ne FONT pas l'actualité, ils la commentent ou la rapportent tout au plus.

Ils suffit pour s'en convaincre de se rappeler de leur "couverture" des événements de Tunisie à leur début. La duplicité politiques-médias a été maintes fois démontrée.

Yéqiméd kane an chemmar i yighalléne nagh !

Autre "trouvaille" mais vraiment typiquement de la dispora kabyle: les galas de soutien à la sauce BRTV et "réseaux habituels"; ça chante (faux), ça dance, ça scande IiiiMaaaZiiiiGhéééNeee... et puis, rien, oulach.

Quand je pense que le regretté Hamidouche n'a pas eu droit à un quelconque hommage les premières années après sa disparition!

Nighak à Kacem, une communauté organisée ne s'improvise pas au gré d'événements sporadiques. Il manque un quelque chose que je ne saurais qualifier mais il manque.

Ce seront peut-être les différentes péripéties subies par les uns et les autres (comme celle de M'zab) qui finiront par IMPOSER cette véritable mobilisation.

En attendant, comme dirait Djéha "... adhi m'nâ3 Rabbi thaddarthiw, akhamiw... et enfin... akarrouyiw !! "

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Kacem Madani

Ouellah aghma Charles ar’3arkane l’achghal !

Menguellet nous avait avertis dès la fin du terrorisme de masse: « N’kvel igg’edh’rane, nougadh a’yedhroune ! »

Quant au journaliste moderne, à force de vouloir suivre le rythme vertigineux des moyens de communication, ça ne sait plus faire grand-chose sinon verser dans le sensationnalisme marchand.

Aken karan't th’mgharines n’zikh : Adh’yetaff Rabi ayen igougharen aya! Bonne année, quand même!