Devoir de mémoire : hommage à Rahmani Slimane à Aokas

Un hommage à Rahmani Slimane aura lieu jeudi à Aokas
Un hommage à Rahmani Slimane aura lieu jeudi à Aokas

A l’occasion de la 49e année de sa disparition, les citoyens et citoyennes amazighs sont invités à un recueillement devant la tombe de l’intellectuel amazigh Rahmani Slimane, au cimetière Sidi M’hend à Aokas, (Bejaïa, Algérie) le jeudi 14 novembre 2013 à 10 heures. Soyons nombreux et nombreuses.

Le professeur Slimane Rahmani naquit en 1893 à Aokas (wilaya de Bejaïa). Il exerça comme Professeur d’arabe et de berbère à l’Ecole normale de Bouzaréah et dans différents lycées d’Alger jusqu’au 14 novembre 1964, année de son décès à l’âge de 71 ans.

Docteur en Lettres de l’université d’Aix (Marseille, France), en 1959, il obtint auparavant (entre 1936 et 1940) un diplôme de langue berbère et un diplôme d’études supérieures de langue et littérature arabes. Il fut membre de la Société historique algérienne depuis 1934. Il fut également président d’un Cercle littéraire international.

Le professeur Slimane Rahmani participa aux différents congrès organisés par la Fédération des sociétés savantes de l’Afrique du nord tenus à Venise (Italie) en 1949 et à Vienne (Autriche) en 1952.

Par ailleurs, ses écrits et travaux ethnologiques et sociologiques chez les populations d’Oued Marsa lui valurent une distinction en 1942.

Ses publications constituent un riche répertoire d’études sérieuses. Citons :

  • Recueil des notices et mémoire de la société archéologique, historique et géographique du département de Constantine, 1933 ;
  • Coutumes des labours chez les Aït Amrous, 1933 ;
  • Le mois de mai chez les Kabyles, 1935 ;
  • Rites relatifs à la vache et au lait, 1935 ;
  • La grossesse et la naissance au cap Aokas, 1937 ;
  • L’enfant chez les Kabyles jusqu’à la circoncision, 1938 ;
  • Le mariage chez les Kabyles du cap Aokas, 1939 ;
  • Le divorce chez les Kabyles, 1940.

Mohand Ouramdane Larab

Source : Mémoire Algérienne, de Achour Cheurfi, Ed. Dahlab, 1996.)

Extrait d’Abc Amazigh : une expérience éditoriale en Algérie, volume 2 p.218.

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Commentaires (2) | Réagir ?

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amazigh zouvaligh

Les grands hommes de la culture amazigh ne sont jamais cités par le pouvoir arabiste d'Alger, de peur de réveiller les anciens démons!Le pouvoir algérien encense ceux qui prêchent l'arabisme, l'islamisme et tous les archaïsmes du moyen orient afin d'endormir la société, pour l'aliéner !

Malheureusement, le petit peuple aussi est tombé dans ce piège tendu par ses ennemis du pouvoir. Au lieu de voir ce qui se passe autour de lui, car on fait parti d'un monde qui avance, qui explore l'espace, et qui ne pardonne pas, le petit peuple est beaucoup plus préoccupé par l’au-delà que par son présent et proche avenir, croyant que c'est avec la moralisation de la société, le charlatanisme, les fausses apparences archaïques;et l'islamisme négatif de la vie qu'ils vont avancer!Réveillez vous le TGV de la planète avance à la vitesse de la lumière!

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urfane

merci pour cet info, je ne connaissais pas rahmani slimane.