La LADH appelle à l'abolition de la peine de mort

En Algérie, les juges prononcent des condamnations à mort, seulement aucune exécution n’a eu lieu depuis la fin l’année 1993
En Algérie, les juges prononcent des condamnations à mort, seulement aucune exécution n’a eu lieu depuis la fin l’année 1993

La Ligue algérienne des droits de l'homme a rendu public ce communiqué à l'occasion de la journée mondiale contre la peine de mort.

Non à la mort lente dans le couloir de la mort 

Le 10 octobre 2003 était organisée la 1ere journée mondiale contre la peine de mort, à la 11eme journée le 10-10-2013, la tendance générale dans le monde est à l’abolition de la peine de mort, plus de deux tiers des Etats membres de l’ONU ont aboli la peine de mort dans la législation ou en pratique , cette tendance a été confirmée par l’assemblée générale des nations unies qui a adoptée le 21-12-2010 la résolution 65/206 appelant à un moratoire universel sur l’utilisation de la peine de mort en vue de l’abolition universelle.

L’abolition de la peine de mort est une cause hautement symbolique qui rappelle que : - Dieu seul donne le souffle de vie, et lui seul a le droit de l’ôter.

- Rien ne prouve l’efficacité de la peine de mort contre la destructivité humaine, il n’y a pas de corrélation entre le maintien de la peine de mort dans une législation et la courbe de la criminalité.

-La faillibilité de la justice.

En Algérie la peine de mort figure encore au code pénal, et les juges prononcent des condamnations à mort, seulement aucune exécution n’a eu lieu depuis la fin l’année 1993.

L’Algérie a votée la résolution 62 /149 de l’assemblée générale de l’ONU appelant à un moratoire en vue de l’abolition de la peine de mort. Mais le vote de l’Algérie ne peut concerner que les exécutions. Les personnes condamnées à mort restaient incarcérées avec une condamnation à mort pendante, restaient dans le couloir de la mort. Cohabitaient pendant des années avec la terreur de l’exécution, toujours seules avec elle, toujours glacées de sa présence, toujours courbées sous son poids. C’est à la mort lente. Il serait périlleux voir inhumain de garder des personnes au couloir de la mort jusqu’à leur mort.

Cette attente au couloir de la mort elle-même constitué un traitement inhumain et dégradant. Devant cette situation les militants de la LADH. Réitèrent leur demande au Président de la République de commuer les condamnations à mort. En peine de vingt ans (20) de réclusion à temps.

Demandent l’arrêt immédiat de toute condamnation à mort. Demandent la suppression des couloirs de la mort des prisons en Algérie. Appellent le gouvernement, à la ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques, à se mobiliser en faveur d’une abolition définitive de la peine de mort.

09 octobre 2013

Pour les militants de la LADH

Boudjema Ghechir

Président

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