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Algérie : une économie en panne
le 08 Avril, 2008 08:53:00 | 1910 lecture(s) | Voir Réactions
Economie à forte dépendance des recettes en hydrocarbures, la transformation du modèle économique algérien, et la diversification tant attendue et promise depuis 1999, reste encore au stade de vœux pieux. Elu dans une conjoncture internationale des plus favorables, marquée par la hausse des cours du baril du pétrole, Abdelaziz Bouteflika a multiplié les promesses d’une réforme en profondeur du système économique à même de préparer l’Algérie à l’ère de l’après-pétrole. Neuf ans après, le gouvernement chargé d’exécuter le programme présidentiel donne l’impression de naviguer à vue, sans vision à long terme, et se permet même de peaufiner une nouvelle stratégie industrielle en fin de mandat. Une absence de stratégie qu’illustrent parfaitement d’ailleurs les polémiques entre différents ministères qui se renvoient la balle, à l’instar de celle née entre MM. Temmar et Benbada sur la mise à niveau des entreprises, ou encore entre les ministres de l’Agriculture et du Commerce sur la flambée des prix de certains produits alimentaires. Cela dit, il est indéniable que les fortes recettes tirées des hydrocarbures ont quelque peu voilé le gribouillage ambiant, et ce, par la politique de désendettement et d’un recours massif à l’investissement public. Une politique volontariste qui entend relancer la croissance par la dépense publique, où près de 200 milliards de dollars ont été injectés dans des projets de développement et de réhabilitation des infrastructures de base : transports, énergie, habitat, ressources en eau et travaux publics, notamment.
Des opportunités perdus
Rien que pour la période 2005-2009, un programme de 144 milliards de dollars est annoncé. Avec des projets phares et structurants comme l’autoroute Est-Ouest, la modernisation des chemins de fer, la relance du métro d’Alger, la réhabilitation des infrastructures routières, le million de logements et un ambitieux programme de développement des ressources en eau, marqué par la construction de nouveaux barrages et des stations de dessalement de l’eau de mer, le programme présidentiel compte ainsi tirer la croissance vers le haut et réduire du coût le chômage, véritable casse-tête pour le gouvernement. Le Président avait en effet promis la création de pas moins de 2 millions d’emplois entre 2005 et 2009. Cependant, loin de faire l’unanimité, cette politique de recours massif à l’investissement public a été considérée par certains experts, notamment ceux de la Banque mondiale (BM), d’opportunités qui risquent d’être perdues pour des raisons de gaspillage, d’inefficacité et de corruption. Pour la BM, « les coûts des projets sont souvent excessifs, la préparation technique du personnel d’exécution et de qualité des travaux est insuffisante alors que beaucoup de projets d’investissement ne répondent pas aux normes minimales et ne doivent pas être approuvés ». Et de citer l’urgence qui accompagne la préparation de projets de taille à cette échelle et un chevauchement de responsabilités des parties prenantes. L’Algérie semble ainsi rater les opportunités offertes par le volume des recettes issues des hydrocarbures pour les transformer en croissance à long terme, créer de l’emploi et assurer un développement durable. Avec un taux d’investissement public de 10% du PIB, soit l’un des plus élevés au monde, la BM ne voit d’efficacité de tels investissements que s’ils sont accompagnés d’une modernisation des systèmes de gestion des investissements publics et du budget, ainsi que par l’élaboration d’une stratégie sectorielle basée sur un cadre de dépense de moyen terme qui dépasse la tranche actuelle de projet par projet. En d’autres termes, la réforme institutionnelle qui devait accompagner de tels projets et inscrite dans le programme présidentiel en 1999 est toujours à la traîne, comme l’illustre clairement la réforme du système financier et bancaire qui tarde à venir. En attendant, la corruption se démocratise et l’Algérie occupe la 99e place dans un classement annuel pour 2007 établi par Transparency International (TI). Le PNUD, dans son côté, a classé l’Algérie, à la fin 2006, à la 102e place en matière d’indice de développement humain (IDH), indice qui réserve une place privilégiée à la santé, l’espérance de vie et l’éducation des populations. La Banque mondiale, elle, met notre pays à la 125e place sur un ensemble de 178 pays étudiés sur le plan du climat des affaires. Mahmoud Mamart (EW)
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Réactions (5 poste(s))
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Posté par lies, 11 Avril, 2008 21:36:29Bravo louise,ça prouve que je suis pas le seul a dire que les Algeriens sont des bras cassés, des fainéants,des assistés, ils n'ont que la langue pour critiquer
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Posté par massi, 10 Avril, 2008 15:44:22je ne sais pas de q'uelle planete louise nous a envoyer ce commentaire?a mon avis je pense pas que vous vivier en algerie ou bien vous faite partie de cet petite bourjoisie que la petite fortune a papa qui est un flane protege bien au chaud,vous n'avez jamais connue une paye de 2800DA alors q'un sac de semoule coute 100DA avec qutre ou cinq enfant a charge alors que ces hautes sphere que vous voulez protegers se balade de les salons de l'occident,a organiser des fetes a canne et ailleurs avec des dpenses de 30millions euros la nuit.je vais pas m'etaller trop a vous faire un constat de la situation a mon sense ca sert a rien,mais juste une conseil, si une autre fois une diarhe verbale vous attein de cette facon buvez une biere ou si non fumer un bon bob marley et ca vous passeras.
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Posté par louise, 09 Avril, 2008 22:35:31ce qui est formidable chez les algériens, c'est cette facilité verbale, à pointer, à juger et critiquer, les hautes sphères, les algériens sont faineants ni plus ni moins, ils revendiquent le droit de travailler mais avec quoi, pas de formation, ni diplome, ils lorgnent sur les bars, les cafés et les vêtements de marques qui leur donnent un minimum d'existence, réveillez vous et oeuvrez pour votre nation
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Posté par lies, 09 Avril, 2008 10:06:07Je dis au peuple Algerien ceci,si ,pour maniféster notre mécontentement a notre maniére, on va essayer de TRAVAILLER une seule journée,c'est pas une idée celle là ???? alors courage c'est facile partons au travail,soyons ponctuel,soyons poli,terminons nos heures, et puis DEMANDONS DES COMPTES. bande de bras cassés
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Posté par Yacine Khalfi, 08 Avril, 2008 15:30:47C'est le retour à la politique de prestige sous Boumediènne. On sait ce que cela a donné. J'ai l'impression qu'on tourne dans un cercle vicieux avec en sus, une corruption active et passive qui touche tous les niveaux du pouvoir et de l'administration où ce sont les boucs émissaires qui servent de dindons de la farce. A mon avis aussi, pour mesurer le degré de développement d'un pays, il faut voir comment fonctionne son système bancaire. Et les banques algériennes sont délabrées, incapables de se moderniser (on ne peut même pas avoir de cartes pour gérer son argent comme en Occident), et vivent au jour le jour.

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