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" Il y avait risque de basculement de l’UGTA en défaveur de Bouteflika"
le 01 Avril, 2008 10:02:00 | 2753 lecture(s) | Voir Réactions
A l'origine de la crise, la décision des pouvoirs politiques en place de créer le poste de secrétaire général adjoint au niveau de la centrale syndicale et de le confier à Salah Djnouhet, secrétaire national chargé de l'organique et secrétaire général de l'Union de la wilaya d'Alger. Vue sous cet angle, une telle innovation devait projeter sur l'organisation de Sidi Saïd la configuration des pouvoirs et rapports de force en place, de façon à contenter les tenants des équilibres au niveau des centres de commandement. Répondant des sphères décisionnelles qui ont mis en avant Ahmed Ouyahia et qui le maintiennent en pole position en cas de besoin de... changement, Salah Djnouhet devait servir dans ce cas à redresseur de barre au niveau de l'UGTA.
Le Quotidien d’Oran écrit : « Si l'on dit ici et là que le poste de SG adjoint a été accepté en haut lieu après moult négociations entre les pouvoirs en faction, il paraîtrait que le nom de celui qui devait l'occuper, s'il devait être Djnouhet pour une partie de ces pouvoirs, il ne devait l'être en aucun cas pour l'autre partie, celle-là bien implantée. Cette dernière, qui n'est autre que celle agissant pour le compte du président de la République, voulait reconduire les équilibres comme elle l'entend et désigner un syndicaliste de l'Ouest à ce poste, puisque le SG — Sidi Saïd - est du centre (Union de Tizi Ouzou). Etant SG de l'Union d'Alger, Djnouhet est donc compté du centre et ne devait pas en bénéficier. Sauf à faire référence à son origine jijélienne mais là n'était pas le but. »
Il y a eu manque de consensus en haut lieu sur la personne de Djnouhet. Bouteflika en eut peur. "On murmure qu'il serait capable de faire courir à peine dans quelques mois le risque d'un basculement de l'UGTA en défaveur du Président, ceci par un coup d'Etat contre Sidi Saïd, suivi d'un nivellement par le bas de toute forme de contestation." souligne le Quotidien d’Oran.
Une fois avertis, les hommes de Bouteflika ne pouvaient se permettre de jouer à quitte ou double en ces temps d'incertitude. Ils ont réagi. " Ils étaient menés à divers niveaux mais ceux déterminants, selon des sources sûres, étaient tenus sur instruction du président de la République en personne qui, du Caire, toujours selon nos sources, téléphonait à qui de droit pour trancher la question du poste de SG adjoint." dit le journal.
C'est ainsi que le Congrès de l'UGTA devint l'affaire du clan Bouteflika. Durant 24 heures, y ont assisté ou sont intervenus, c'est selon le grade ou l'importance du personnage, le ministre du Travail, celui des Ressources en eau, le président de l'APN et en dernier le chef du gouvernement sur demande, dit-on, de Saïd Bouteflika. A ce stade, les conclaves n'étaient plus aux marchandages mais à la décision.
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Réactions (2 poste(s))
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Posté par abdelaziz kalédo, 01 Avril, 2008 22:36:36Non, Monsieur Hocine, ce monde ne se bat pas pour une coquille vide, mais plutôt une corne d'abondance bien pleine d'affaires juteuses que les pourris de cette organisation s'octroient avec la complicité de la racaille du pouvoir. Exemple: le neuveu de Sidi Said qui dirige une entreprise de transport ( une flotte de camions ) qui preste au niveau de Arcelor Mittal. Un cadeau offert par l'ex cariste, l'ignard Ménadi, secrétaire général du syndicat , actuellement "député",devenu millardaire , parce qu'il tenait personnellement d'une main de fer la gestion de toutes les entreprises qui évoluent au sein du complexe.Ce cadeau est le renvoi de l'ascenceur de Ménadi à Sidi Said,qui lors des émeutes des jeunes chomeurs de la localité contre la dictature , le népotisme et la corruption de ce malfrat, l'a soutenu sans reserve.
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Posté par Hocine, 01 Avril, 2008 16:36:52Tout ce beau monde se bat pour une coquille vidée de toute sa substance. Elle ne représente tout sauf les travailleurs, c'est à dire: le pouvoir, les corrompus, les arrivistes et les bras cassés.

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